Les jardins d'Alfabia

Les jardins d’Alfabia (dérive de al fabi qui signifie “un pot d’olives” en arabe.est un ensemble de maison, d’un jardin et de verger situés à Bunyola, au milieu de la chaine (Sierra) de Tramuntana, patrimoine immatériel de l’UNESCO depuis 2011. L’histoire de la maison et des Jardins est richement documentée, à l’époque de domination arabe. Initialement les maisons de typologie gothique, avec un caractère marqué rural et fortifié, étaient structurées autour d’une cour fermée, en incorporant une tour au XVIe siècle. La grande réforme du XVIIIe siècle a doté Alfàbia de ses éléments baroques, qui resteront dans son actuelle configuration. Cette réforme a supposé un agrandissement substantiel des maisons originales, en les dotant d’une nouvelle distribution et décoration mais en maintenant toujours le concept de maison rurale. Dans la deuxième moitié du XIXe siècle s’est produite une nouvelle intervention importante qui a modifié une partie des réformes antérieures. L’accés aux jardins constitue une ample avenue, ou une « promenade de salon » romantique, trois chaussées encadrées de grands bananiers qu’arrive aux alentours du « clastra » (une cour typique de maisons de campagne majorquines de certaine envergure, appelés « possesions »). À la fin d’une avenue encadrée de palmiers se trouve la façade qui donne l’accès à l’élément le plus emblématique du jardin : la pergola, avec ses jeux d’eau, reconstruite au début du XVIIIe siècle. La moitié de son parcours est ornée de vingt quatres pierres hydriques. Les nombreux jets d’eau se croisent entre eux, l’éclat de l’eau et de son murmure se convertisse en cadeau pour les sens. Nous arrivons ensuite à une partie du jardin remodelée à moitié du XIXe siècle, avec une claire influence du paysagisme un Anglais, touffu et ombragé. Dans cette partie se trouve le « Jardinet de la Reine » puisqu’il a été réalisé à l’occasion du séjour dans Alfabia de la Reine Isabelle II Le jardin inférieur a un air tropical et un étang avec nénuphars, avec une grande variété de palmiers, entre celles-ci, des garballons (petits palmiers), une espèce autochtone de Majorque actuellement protégée. Savamment intégré dans son environnement naturel la variété de styles n’est pas un amalgame mais une harmonie difficile à obtenir. En face de la façade principale les palmiers s’élèvent, solennels et majestueux, indifférents au temps qui passe. Sur la façade principale se trouvent flanquée deux « colcadors » ou bancs de pierres, qui servaient à monter aux cavaleries. Le portail (« portal forà »), de grandes dimensions dont les portes sont plaquées dans un bronze, a sur ses flancs, deux fenêtres elliptiques appelés « oeil de boeuf ». Il est encadré par deux colonnes et un très beau cadre baroque, construit dans une pierre rougeâtre du pays. La paternité de cette façade est à attribuer à Joan d’Aragó, important architecte qui rétablira le style baroque à Majorque durant la moitié du XVIIIe siècle. « L’artesonado », œuvre d’artisans almohades, a été construit en 1170. Elle a été réalisé dans un bois de pin et de chêne vert, avec des incrustations qui forment de belles arabesques typiques. Dans la partie inférieure, se trouvent incrustés, les écus des familles arabes qui ont résidé dans la propriété, et, près d’elles celle de la maure Ben-Abet, personnage du XIIIe siècle, les barres du royaume de l’Aragon et de la Catalogne superposées. Dans la frise il est lu « Allah est grand. Le pouvoir est à Allah. Il n’y a de plus Dieu qu’Allah » A la residencia actual se accede atravesando el patio (“clastra”), empedrado según la tradición mallorquina y provisto de un surtidor central y un inmenso plátano. A destacar también una ventana gótica perteneciente a la antigua residencia y el arco carpanel que remata el zaguán, muy frecuente en la arquitectura mallorquina. Dans la maison, le passage du temps laissait des lies de chaque époque sans manquer d’équilibre. L’évolution de la maison d’Alfabia est un modèle de respect pour le passé et l’évolution, conservation et innovation De l’intérieur le rez-de-chaussée se fait remarquer, où se trouvent les séjours plus meublées. Il faut mentionner la « Grande Salle », avec une gravure représentant des images de Palma et d’autres villages; la « Salle de l’alcova », avec murs couverts de damas jaune où un portail un rococo et une gravure de paysages se font remarquer. La « Salle du cadira », avec de nombreuses gravures, instruments musicaux, des bustes néoclassiques; et la salle à manger, fruit des réformes du XIXe siècle, avec une gravure en bois et un tissu peint recouvrant les murs.

La Granja

Située à 15 Km de Palma et à 3 Km de Esporles, dans la Tramuntana, La propriété occupée actuellement par La Granja de Esporles était déjà très appréciée par les romains en raison du grand débit de sa source qui offre encore aujourd’hui une magnifique cascade naturelle de trente pieds de haut. Elle présentait également un grand intérêt pour les arabes qui dominèrent l’île du Xe au XIIIe siècle. Après la conquête chrétienne de 1229, la propriété débute une nouvelle aventure en tant que domaine féodal, jusqu’à sa cession en 1239 aux moines cisterciens, qui la dirigèrent pendant 200 ans, et la vendirent par la suite à M. Mateo Vidal. Cette famille en fut propriétaire encore 200 ans puis la céda à la famille Fortuny. La famille Seguí en est la propriétaire actuelle. La Granja de Esporles est un mélange de style seigneurial et rustique, puisqu’elle était utilisée comme manoir, mais également comme exploitation agricole (« possessió » en majorquin), réunissant en son sein plus de cent métiers. Cette combinaison du monde seigneurial et du monde agricole confère à La Granja de Esporles un charme unique. La Granja est un lieu idéal à visiter en famille. Demeure du XVIIème siècle, l’intérieur vous permettra de découvrir ce qu’était la vie dans une exploitation agricole et un manoir il y a 400 ans. Au cours de cette visite, vous trouverez des représentations d’un grand nombre de métiers traditionnels tels que l’élaboration des tissus, la production de l’huile, la transformation du blé et la fabrication du papier ou encore celui de médecin ou de parfumeur, ainsi que plusieurs salles destinées aux activités quotidiennes du domaine (cuisines, salons, chambres, salles de jeux et pour les enfants, etc.) ou même à des activités plus sinistres comme celles qui avaient lieu dans la salle de torture. De magnifiques jardins à parcourir, une végétation luxuriante et de nombreuses sources naturelles bordent les chemins aménagés pour la visite. Parmi la centaine de d’espèces présentes, une paire majestueuse d’araucarias est plantée au centre du jardin principal, à une extrémité de l’étang c’est un if majestueux qui nous attends, l’if a été durant des siècles un arbre très apprécié pour la dureté de son bois, mais également redouté pour la toxicité de ses fruits. L’exemplaire de La Granja est très singulier, étant l’un des rares spécimens de cette espèce sur l’île, ainsi que par son caractère millénaire et par les formes baroques de son tronc et de ses branches entrelacées. Chemin faisant nous verrons également des animaux typiques de la ferme destinés aux tâches agricoles (ânes, chevaux, etc.), à l’exploitation de leur laine ou de leur lait (moutons, chèvres, etc.) et ceux directement destinés à l’alimentation (faisans, canards, oies, lapins, etc.). À mentionner tout particulièrement le porc noir majorquin, une espèce autochtone, dont la viande est la base de la charcuterie d’excellente qualité, élaborée dans l’île : « sobrassada », « llonganissa », « botifarró », « camaiot ». En levant les yeux, et avec un peu de chance, ce sont milans, buses, pigeons ramier, perdrix, tourterelles, cailles, pies-grièche, moineaux, chardonnerets, et même peut-être un vautour noir planant majestueusement. A l’extérieur de la maison principale on part à la découverte des métiers anciens tels que : Tourneur. L’utilisation du tour était essentielle pour fabriquer des pièces en bois cylindriques ou coniques. Le tour permet de faire tourner rapidement la pièce sur elle-même, grâce au simple balancement du pied du tourneur, qui donnera ainsi à la pièce la forme désirée à l’aide de gouges et de limes. Cirier. Les bougies sont fabriquées à partir de cordes bien tendues qui sont plongées à plusieurs reprises dans le récipient où se trouve la cire fondue à la chaleur du four. Les couches de cire sont ainsi ajoutées jusqu’à ce que l’artisan obtienne la grosseur voulue. Potier. La glaise est la matière première du travail du potier. La cuisson ultérieure conférera imperméabilité et dureté aux pichets, cruches, marmites et aux célèbres « siurells » (sifflets), probablement la représentation la plus connue de l’artisanat populaire majorquin. Tisserand. Les métiers à tisser mécaniques servaient à confectionner des tissus ordinaires appelés « de llista » (à rayures), très employés au début du XXe à Majorque. La dentelle (« randa ») était une autre technique du travail des tisserands, très répandue en Europe occidentale à la Renaissance. Sur un champ de fil, de laine, de soie, d’argent ou d’or, de belles dentelles sont élaborées au crochet, à la main ou aux fuseaux. Menuisier. Outre la glaise, le bois était la matière première la plus utilisée par les artisans à Majorque. La corporation des menuisiers y fut très puissante pendant des siècles. Lors de la visite à La Granja de Esporles, vous aurez l’occasion d’observer de près les méthodes de ces artisans. Vannier. Le travail des fibres végétales est aussi ancien que l’humanité et ses applications sont infinies. À Majorque, de tout temps, les fibres les plus utilisées traditionnellement ont été le palmier nain, le roseau, la paille, le sparte, l’agave, le chanvre et l’asphodèle. Cordonnier. La Corporation des honorables cordonniers est constituée en 1370, grâce à la charte de légitimité concédée par le roi Pierre III de Catalogne, dit le Cérémonieux, et aujourd’hui, ce secteur est encore très important pour l’économie de l’île. À La Granja de Esporles, vous pourrez assister en direct à la fabrication de chaussures et de sandales, mais aussi admirer une exposition d’outils et de machines utilisés par les maîtres artisans au cours des siècles.

Algaida

Algaida

Andratx

Andratx

Ariany

Ariany

Banyalbufar

Bany

Binissalem

Binissalem

Büger

Büger

Bunyola

Bunyola

Cala Figuera

Cala Figuera

Cala Major

Cala Major

Cala Millor

Cala Millor

Cala Ratjada

Cala Ratjada

Calas de Mallorca

Calas de Mallorca

Calvià

Calvia

Campanet

Campanet

Campos

Campos

C'an Pastilla

C’an Pastilla

C'an Picafort

C’an Picafort

Capdepera

Capdepera

Lloret de Vistalegre

Lloret de Vistalegre

Lloseta

Lloseta

Montuïri

Montuïri

Palma

Palma

Palmanova

Palmanova

Peguera

Peguera

Petra

Petra

Porto Petro

Porto Petro

Puerto de Alcudia

Puerto de Alcudia

Puerto de Andratx

Puerto de Andratx

Sa Pobla

Sa Pobla

Sa Rapita

Sa Rapita

Sant Elm

Sant Elm

Sant Joan

Sant Joan

Sant Llorenç des Cardassar

Sant Llorenç des Cardassar

Santa Eugénia

Santa Eugenia

Santa Margalida

Santa Margalida

Santa Maria del Cami

Santa Maria del Cami

Santa Ponça

Santa Ponça

Santanyi

Santanyi

S'Arenal

S’Arenal

Selva

Selva

Sencelles

Sencelles

Ses Salines

Ses Salines

Sineu

Sineu

Son Amar

Son Amar

Son Servera

Son Servera