Tout ce que le poète et le peintre peuvent rêver, la nature l'a créé à cet endroit ! Georges Sand "Un hiver à Majorque"

SERRA TRAMUNTANA : CANDIDATE AU PATRIMOINE MONDIALE DE L’UNESCO. En juin 2011, le paysage culturel de la serra de Tramuntana, qui a été préservé d'une urbanisation trop rapide par la constitution d'une importante réserve naturelle, a été inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO. Il reconnaît le travail multiséculaire de l'homme pour domestiquer la nature et permettre la création de vergers et jardins suspendus. Grâce à un réseau d'irrigation remarquable et des murets parcourant les flancs des collines, les terrasses accueillent toujours orangeraies, vignobles, oliveraies, citronneraies, etc. Ce paysage demeure également exceptionnel, tant par sa géologie que par sa couverture forestière, la qualité des eaux côtières et souterraines, l'étendue et la diversité des espèces animales et végétales terrestres et maritimes qui y vivent ou y trouvent abri, ses paysages (par exemple : Sa Calobra ou Cala Tuent), ou encore par l'héritage préservé de ses constructions religieuses (par exemple : le sanctuaire et le monastère de Lluc ou l'église de Soller) et de ses villages traditionnels.

Villes non côtières

Du sud au nord, en partant de Andratx par la C710 nous arriverons au Cap Formentor. Bien qu’à l’intérieur des terres Andratx, (25km de Palma) possède un blason qui est formé par un soleil à visage humain sur fond bleu. Le soleil fait référence à sa situation géographique car c’est le dernier village de Majorque où l’on voit le soleil avant qu’il ne se couche. Dans un environnement naturel exceptionnel, Andratx est entouré d’une diversité de paysages éblouissants, montagnes imposantes, vallées accueillantes. Le centre urbain du village surnommé la Villa, concentre tout l’attrait du point de vue historique et patrimonial. Un autre point d’intérêt est l’église de Sainte -Marie, érigée en 1248. Le bâtiment de la Cúria, ancien hôtel de ville et siège actuel de la bibliothèque municipale. Le meilleur jour pour visiter Andratx et faire une agréable promenade est le mercredi, jour du marché traditionnel. 
Nous partons ensuite pour Calvia, qui est entourée des montagnes de la sierra de Tramuntana, ses origines remontent au XIIIe siècle, de très nombreuses demeures seigneuriales furent construites à Calvià aux XVIe et XVIIe siècles, comme la Can Verger ou la Can Ros. De cette époque date également la structure défensive qui longe la côte.  Nous pourrons aussi visiter l’église paroissiale de Calvià et les ermitages de Portals et Pedra Sagrada. L’église date du début du XVIIe siècle.  La mairie de Calvià, quant à elle, est de conception avant-gardiste. Elle allie l’architecture traditionnelle aux dernières tendances.
Ensuite nous nous dirigeons vers Galilea qui est un joli petit village qui séduit les visiteurs, les artistes, les randonneurs… ou simplement ceux qui aiment se balader dans ses petites rues sinueuses en contemplant la nature, la lumière et en écoutant le silence. C’est dans un environnement naturel protégé et exceptionnel , que se cache Galilea, à l’ombre des montagnes et entouré par les cultures en terrasses d’oliviers et d’amandiers. Le village est perché à près de 500 m d’altitude sur le flanc du mythique Puig de Galatzó. Les maisons à l’architecture traditionnelle qui forment le cœur du village sont bâties autour de l’église de la «Immaculada Concepció» construite dans le style renaissance entre 1806 et 1810. La maison de la neige, construite entre le XVIIIème et le XIXème siècle, est située dans la rue de Sa Mola Gran, utilisée par les habitants pour conserver à basse température la glace des montagnes, elle est la seule de l’île à se trouver dans le centre d’un village, elle n’est plus utilisée depuis 1917. Dans la même rue vous découvrez aussi le moulin considéré comme plus ancien de l’île.
En route pour Puigpunyent , un beau village qui a de quoi dépasser vos attentes en vous offrant une vue splendide sur les vallées et les montagnes de la Serra de Tramuntana. Située à seulement 16 kilomètres de la ville de Palma, Puigpunyent doit sa réputation à son cadre pittoresque et relaxant. Les amateurs d’art et d’histoire pourront fouler les pas des civilisations passées. Les plus sportifs auront à cœur de profiter de sa réserve naturelle pour y pratiquer des activités de plein air.  Son nom Puigpunyent vient du latin « podinum pungentem » qui veut dire la montagne pointue.  Parmi les édifices religieux, ne manquez pas de visiter et d’admirer le temple consacré à l’Assomption de la Vierge. Celui-ci est érigé dans le quartier de la Vila et date du XVIIIème siècle. Puis, tout près de cet édifice, s’élève le nouvel hôtel de ville, construit en 1986. Ce dernier montre une architecture typique de Majorque avec ses deux étages d’élévation et ses deux brise-vent. Enfin, n’oubliez pas non plus le bâtiment des Sœurs Augustines, « Cases Monges », cédé par Villalonga de Son Fortesa, en 1875.
Notre route nous amène maintenant à une croisée et nous prenons à gauche sur Estellencs, ou vallée d’étoiles, qui tiendrait son nom de la quantité d’étoiles qu’on y verrait, la nuit venue. Bien que bordé par les eaux turquoise de la Méditerranée, Estellencs est, lui aussi, un village de montagne. Situé au pied du Puig de Galatzó, enfoui au cœur d’une nature luxuriante, il s’agit de l’un des plus petits villages de la Sierra Tramuntana et l’un des moins habités de toute l’île. C’est sans doute ce qui lui a permis de conserver ce caractère sauvage qui lui est propre et de jouir d’un patrimoine naturel et culturel de qualité. Vous pourrez y visiter l’église de Sant Juan Bautista datant du XVIIe siècle avec sa tour de défense médiévale et son clocher, la tour de Tem Alemany du XVIe siècle et les lavoirs publics.
Nous revenons sur nos pas et nous nous dirigeons vers Esporles qui est un magnifique havre de paix. Traversé de part en part par un torrent, il a su conserver son charme d’origine, avec ses maisons rustiques, son agriculture, ses vastes forêts de chênes verts et sa promenade centrale, longée de cafés et restaurants. Vous pourrez y visiter la bâtisse historique et le musée de San Granja, ferme traditionnelle datant de l’époque romaine, célèbre entre autres choses pour son eau de source. La grande église gothique vaut également le détour. Village d’environ 4000 habitants il se divise en 2 : avec d’une part, la vieille ville « Vilavella », édifiée au XIIIème siècle et, d’autre part, la ville neuve « Vilanova ».  L’étymologie remonte à un mot d’origine mozarabe, lui-même dérivé du mot latin « sportulis », qui désigne un panier. Cette origine s’explique par la présence initiale d’un artisanat de vannerie de feuilles de palme.
Nous remontons encore direction Valdemossa mais faisons un détour par Banyalbufar, ce village charmant, pittoresque et tranquille fait partie des plus beaux villages de la côte nord-ouest de Majorque. Avec pour toile de fond la « Mola de Planicia » un sommet culminant à 934 m d’altitude, ce village de carte postale aux rues sinueuses et aux maisons en pierre typique de l’île, offre des paysages et un environnement naturel de grande beauté ! Les oliviers, les chênes verts, les pins, les Possessiós majorquines séculaires, les fermes rustiques isolées, les cultures en terrasses et les vues magnifiques sur la Méditerranée donne à Banyalbufar son caractère unique. Ses origines remontent au Xème siècle pendant l’occupation de l’île par les Maures qui construisirent plus de 2000 maisons à flanc de montagne et nommèrent le lieu «Banyalbahar», un toponyme musulman qui signifie « enclavé dans la mer ». Pour arroser leurs abondantes cultures, les arabes installèrent un système hydraulique fabuleux d’aqueducs et de provisions d’eau s’élevant à 300 m au-dessus du niveau de la mer ! Ces constructions vertigineuses, 1000 ans plus tard sont encore en fonctionnement !
Et maintenant suivons les traces de George Sand et de Frédéric Chopin pour nous retrouver à Valdemossa qui  perché nous offre une vue délicieuse depuis la route qui y mène. Ses petites maisons de pierre jaune aux volets verts et aux façades surmontées de pots de fleurs multicolores, semblent tout droit sorties d’un tableau de Paul Cézanne. Au cœur de ce paysage idyllique et comme figé dans le temps, se dresse, superbe, la Chartreuse de Valldemossa.  Valldemossa est l’un des villages les plus pittoresques de l’île de Majorque. Arpenter ses coquettes rues pavées est un véritable voyage dans le temps qui vous permettra de faire de jolies découvertes : la Grand-Place, le vieux lavoir, la chapelle consacrée à Santa Catalina Tomàs, sainte originaire du village… Tout ici vous ramène à des temps anciens. Ne partez surtout pas sans avoir goûté à la spécialité du village : la coca de patata de Ca’n Molinas, brioche à la saveur et au moelleux inégalables. Plusieurs établissements vous proposeront de déguster ce fameux « chocolate a la taza » et d’y tremper une coca de patata, les meilleures sont du village. Ce chocolat épais, onctueux et très sucré, s’apprécie mieux en hiver, mais l’expérience est incontournable !
Nous continuons vers Deia dont la beauté est si singulière que c’est là que l’auteur anglais Robert Graves a choisi de finir sa vie, dans ce merveilleux compromis entre mer et montagne. Deià est un village plein de couleurs, où le turquoise de la Méditerranée côtoie le vert de la Serra Tramuntana, le rose vif des bougainvilliers et l’ocre des petites maisons de pierre typiques de la région. Rien d’étonnant à ce que le village ait été élevé au rang de Patrimoine de l’Humanité par l’UNESCO… Deià est le coin le plus bohème de l’île, le village des artistes qui y trouvent une grande source d’inspiration. C’est aussi un village plein de vie, avec ses cafés, bars musicaux, galeries d’art et boutiques artisanales. A voir absolument : le village en soi, le Musée de Son Marroig sur l’Archiduc Luis Salvador, la maison de Robert Graves et les criques Cala Deia et Sa Foradada.
Et maintenant direction Soller niché dans une splendide vallée fertile, ce village a traversé l’histoire de l’île, habitée depuis l’époque talayotique, occupée par les Romains et les Maures (son nom vient du mot arabe suliar qui signifie coquillage), son histoire est aussi profondément liée à la France ! Tout commence après la révolution française, quand les immigrants français décident d’organiser par voie maritime le commerce des fruits vers leur pays, outre les oranges et les citrons, les amandes, les figues et les olives sont également exportées vers la France. Au début du XXème siècle, les habitants de Sóller font face à l’un de ses plus grands problèmes de développement économique : son isolement géographique. Ils imaginent un système ferroviaire qui passerait sous la Tramuntana, afin de transporter rapidement et facilement leurs très appréciées oranges de Sóller jusqu’à Palma. La construction par la société Chemin de Fer Soller financée entièrement par les sollerics ambitieux, démarre en 1905 et s’achève en 1912, l’Express de las Naranjas traverse alors 13 tunnels pour accéder à la capitale. Deux ans plus tard, une ligne de tramway est inaugurée, reliant Sóller à son port elle sert principalement au transport de fruits et légumes. Modernisé depuis, sa structure est restée d’époque, aujourd’hui il véhicule les habitants, et les nombreux touristes qui visitent la région. Vers 1900 sous l’impulsion des nouveaux riches revenus au pays, la grand-place se refait une beauté, les façades de l’église et de la banque qui la jouxte sont remaniées par Juan Rubio, un disciple de Gaudi. La pierre grise (ou bleue) et le fer forgé se retrouvent dans toutes les constructions, notamment les splendides hôtels particuliers décorés de dentelles de pierre. Dans cette ville encore médiévale, c’est un choc esthétique pour les anciens qui sont restés, les critiques fusent ! On reproche le style « nouveau riche » mais ce dernier s’impose finalement dans toute la ville, il est aujourd’hui un superbe témoignage de l’échange culturel fait par ces migrants d’une autre époque. Soller domine la dénommée « Vallée des orangers » qui apporte de ravissantes touches de vert et orange à son paysage.
Nous prenons maintenant la C711 et redesçendons vers Bunyola qui demeure un havre de paix où il est bon de se ressourcer, loin du tumulte de la ville. Bunyola compte un peu plus de 6 000 habitants et figure parmi les plus beaux villages de la Serra de Tramuntana. Il tient son charme de son architecture aux allures anciennes, de son aspect traditionnel et également du paysage authentique de la chaîne de montagnes des environs.  Bunyola est un village chargé d’histoire, allant de la période préhistorique jusqu’à nos jours. En effet, la municipalité compte sur la présence de vestiges paléolithiques comme par exemple, le talayot circulaire de Coma-sema, une édification défensive de pierres superposées et assemblées sans ciment datant de l’Âge de Fer. La période romaine a, elle aussi laissé des traces, à l’image du site minier de Son Creus, plus connu actuellement sous le nom de “Mina de los Moros“. D’ailleurs, une lampe de l’époque byzantine a été découverte à l’intérieur de la mine. Le village de Bunyola a hérité également de demeures historiques, qui ont commencé à être exploitées au Moyen-Âge. Il s’agit des possessiones qui ont joué un rôle important dans la société, l’économie et la culture majorquine jusqu’au milieu du XXè siècle. Là où les terres arables et les points d’eau étaient abondants, les « Alquarias » (dénomination arabe des domaines agricoles) ont commencé à surgir comme Alfabia et Raixa dont les noms confirment l’origine arabe. Raixa au sud et Alfabia au nord, donnent sur de magnifiques jardins ouverts au grand public. En flânant  vous découvrirez ses maisons traditionnelles en pierre et vous apprécierez les rues étroites enrichies par les couleurs des fleurs postées à l’entrée des habitations. Vous remarquerez l’image de Santa Catalina Tomàs sur la plupart des murs des maisons villageoises. Cette sainte occupe une place particulière dans le cœur des Majorquins. Un autre détail sur les murs des maisons qui ne devrait pas passer inaperçu : les plaques commémoratives de personnages illustres qui ont marqué leur époque.
Direction Orient qui est situé dans la partie la plus verdoyante de Majorque entre pins, chênes verts et oliviers, entre le Puig d’Alaró et la Serra de Alfàbia. C’est un village intemporel et authentique que vous découvrirez en vous promenant dans le dédale de ses rues pavées où l’architecture traditionnelle des belles bâtisses met en valeur la pierre de marès extraite des carrières de l’île. L’église paroissiale de Sant Jordi, patron du village, a été construite au XVIIIº siècle sur un ancien oratoire du XIIIº siècle. Non loin d’elle, sur une petite place pavée se trouve l’ancienne école qui malheureusement est maintenant fermée. En continuant votre promenade, vous apercevrez d’anciens lavoirs publics où il est facile de s’imaginer comment la vie se déroulait avant qu’Orient ne se dépeuple petit à petit. Orient et sa campagne environnante sont idéales pour les randonneurs.  La beauté des paysages vous laissera sans voix. Ici, Vert, marron et gris contrastent avec le bleu cristallin des zones côtières et vous comprendrez pourquoi Majorque est irrésistible sous tous les côtés !!!
Alaro,nous voici à portée de vue de la silhouette du joli village rural d’Alaró qui se dessine sur les contreforts de l’imposante Serra de Tramunatana dans la vallée du Raiguer, une comarque de Majorque qui s’étend jusqu’à Alcudia au nord de l’île. Cette zone rurale aux paysages de terres rouges cultivées, de champs d’oliviers, d’amandiers et de caroubiers… abritent des villages typiques comme Binissalem, Campanet, Consell, Lloseta, Mancor, Selva, Caimari, Santa María del Camí,… Alaró est encadré par deux pics montagneux impressionnants, pratiquement identiques ils produisent un curieux effet miroir : le Puig de s’Alcadena (815 m) et le Puig d’Alaró (822 m) au sommet duquel se dresse le Castell d’Alaró (château) dominant ainsi toute la vallée. Entre les deux sommets coule le torrent de Solleric, à l’origine une source d’eau d’une importance capitale pour le village. Le nom  provient d’un récit du XIIème siècle, pendant la période al-Andalus (domination musulmane) à Majorque. L’historien Alzuhrî raconte la résistance et la chute du Castell d’Alaró face aux maures en l’an 903. Il décrit «une grande forteresse construite sur un lieu très élevé et aride, sans comparaison dans le monde habité et connue sous le nom de Hisn Alarum: les vieux chrétiens du château. Cependant les premiers indices de la présence d’un village se trouvent dans les Talayots, des édifications défensives de pierres superposées et assemblées sans ciment. Ces restes de la Culture Talayotique datent de l’Âge de Fer à Majorque avant la conquête romaine de 123 avant JC. A Alaró, ces nombreux vestiges bien que dans différents états de conservation, ont été déclarés Biens d’Intérêt Culturel et se trouvent majoritairement sur des propriétés privées. Mais si vous aimez la préhistoire, les talayots de Es Picó y Son Palou, S’Alcadena, Bànyols ou encore Can Cabrit sont accessibles en demandant une autorisation préalable. Alaró est un village rural qui vit de l’agriculture, principalement de la culture de l’olivier et de la production d’huile, jusqu’à la fin du XIXème siècle, quand le village entre dans une aire de modernité et initie un processus d’industrialisation et d’innovation avec les fabriques de chaussures. D’autres ressources apportent aussi la prospérité au village comme les mines de lignite un charbon utilisé pour le chauffage et la production d’électricité. Les habitants d’Alaró sont d’ailleurs les premiers à bénéficier de l’électricité à Majorque avec la construction de la première centrale électrique par les frères Gaspar y Josep Perelló Pol, inaugurée en 1901 avant même celle de Palma. Aujourd’hui de l’industrie florissante des chaussures ne subsistent que l’atelier Toni Mora et la célèbre marque Camper, la représentante incontournable de la chaussure espagnole au niveau international.Une promenade dans le cœur d’Alaró, vous dévoile les traces de près de 700 ans de l’histoire du village. Commencez par la Plaza de la Villa (place principale) construite à la fin des années 30 et visitez l’Eglise de San Bartomeu, bâtie avec plus de 20.000 pierres de taille, sa façade monumentale est dépourvue d’ornements hormis l’immense porte et la belle rosace de style gothique. De la première construction du XIVème subsiste uniquement le clocher, l’église et les chapelles intérieures furent terminées en 1785 après plusieurs siècles d’édification. L’orgue fabriqué en 1754 par Pere Bosch issu d’une célèbre famille d’artisans majorquins, vous offre un concert mélodieux chaque samedi matin à 11h30, le jour du marché. Le bâtiment remarquable de la Mairie se trouve juste en face, construit à la fin du XIXème siècle dans le style du baroque civil majorquin : des arches basses, soutenues par des colonnes volumineuses et une tour haute qui domine l’ensemble. Toujours sur la place du village l’ancienne demeure « Posada de Can Xalet » (aujourd’hui un restaurant) ou le « Casal de Son Mallol » vestige d’une ancienne « possessió », vous dévoilent la Majorque seigneuriale du XVIème et XVIIIème siècle. Ensuite, perdez-vous à pied dans les petites rues sinueuses  à la découverte d’une multitude de trésors historiques ou architecturaux comme les nombreux lavoirs et fontaines présents dans tout village. Admirez « La Posada de s’Olivaret » la plus grande des maisons de la noblesse ou « La bodega de s’Olivaret » qui conserve encore les tonneaux d’origine. Ne ratez pas le « Casal de Son Vidal » ou celui de « Son Bieló » de belles constructions du XVIIème et XVIIIème . Elles abritent les vestiges exceptionnels de moulins à eau qui faisaient partie du « qanat », le réseau hydraulique souterrain construit par les musulmans pour alimenter le village en eau. Terminez par le haut du village dans le quartier « Los Damunt » bâti sur le site de l’ancien hameau arabe à l’origine du village actuel. Des maisons simples aux façades séculaires, aux arches basses en pierre ou en « marès », la pierre sableuse typique de Majorque. Une promenade idéale au coucher de soleil, pour ses vues dominantes sur le village et les collines alentours. A voir aussi « La Font de Ses Artigues » la source également canalisée à l’époque du qanat al-Andalus, déjà mentionnée en 1232 dans des écrits du prince, écrivain et poète Gaston de Béarn. Elle a alimenté le village pendant des siècles et son tunnel s’étend sur 60 mètres sous la montagne, cependant elle a été recouverte récemment par une voûte de pierre pour des raisons sanitaires. Les plus courageux ou les passionnés de randonnées peuvent aussi réaliser l’ascension jusqu’au Castell d’Alaró à plus de 800 mètres d’altitude, pour visiter les vestiges des fortifications et découvrir les paysages sublimes, à couper le souffle qui s’étendent jusqu’aux confins de l’île.
Maintenant passons par Consell où le centre du village était composé au XIVème siècle d’un ensemble de tavernes et d’hôtels pour voyageurs. L’église actuelle est du 20ème siècle et été bâtie sur l’ancienne qui datait du XVIII ème. Elle est construite sur un ancien oratoire, éléments Néogothiques, détails baroques et modernistes comme les vitraux de l’intérieur en font une église éclectique. Sur la Place Major se trouve la Mairie qui contient un sarcophage paléochétien du Vème siècle retrouvé dans la possesio de Mainou. L’AOC « Binissalem » est également présente dans cette commune et c’est au centre du village que se trouve la cave « Cases de Can Ribes » datant de 1711 et que l’on peut visiter sur rendez-vous. Ici le marché dominical est riche en antiquités et en objets originaux avec près de 300 exposants. En octobre la « Fira de Tardor » est très connue pour ses stands d’artisanat mais également pour la culture du vin et de la gastronomie.
Nous continuons jusqu’à Santa Maria de Cami dont l’église se remarque au loin avec le toit de son clocher recouvert de faïence. Des maisons traditionnelles et des rues anciennes s’agglutinent autour de cette église et constituent le centre historique du village. La mairie qui se trouve dans le quartier de la Vila possède un retable gothique daté de 1385 du peintre Joan Massana. La petite place qui se trouve en face est entourée de maisons seigneuriales. Le quartier voisin appelé quartier des Hostals doit son nom aux hôtels qui accueillaient jadis les voyageurs venant de Palma en direction de Inca. De nombreuses caves produisent du vin connu sous l’appellation d’origine  « Binissalem » l’un des plus connu est « Macia Batle ». La commune qui s’étend en plaine est riche en amandiers et en vignes.  Du côté montagne de charmants sites comme la vallée de Coanegra offrent des possibilités aux randonneurs. Celle qui passe par Son Torella, une splendide possesio d’origine médiévale vaut le détour. La fontaine de Coanegra se trouve à Son Pou et marque le commencement d’un ancien système hydraulique. L’Avenc de Son Pou est une grotte naturelle avec un tunnel d’accès de 50 mètres. Le marché a lieu tous les dimanches et vous y trouverez des produits écologiques ainsi que de l’artisanat local.
Biniaraix est situé à mi-hauteur de la vallée de Soller et au pied du Barranc de Biniaraix, canyon karstique modelé par les eaux, dont les versants sont organisés en terrasses où poussent des oliviers, des caroubiers et des amandiers. Un réseau d’anciens chemins de pierre de presque 3,5 Km dessert  l’accès aux propriétés. Biniaraix fait partie du GR221 qui passe par la vallée de Soler et qui continue en direction du refuge de Muleta puis vers le refuge de Tossals Verds.
  • Fornalutx
  • Parmi les nombreux villages préservés de Majorque, Fornalutx est probablement l’un des plus beaux si ce n’est le plus beau ! En 2017, il rentre dans la liste des “plus beaux villages d’Espagne”. Cette liste réunit un groupe très restreint de villes et villages de toute l’Espagne, moins de 50 en font partie, et Fornalutx est le premier et le seul village récompensé aux Baléares. Il a également reçu la médaille d’argent de la promotion du tourisme de Majorque pour la conservation et le maintien de son architecture traditionnelle en 1983. C’est donc la visite d’un incontournable de l’île que nous vous proposons ! village-majorque-tramontana Un emplacement de rêve au coeur de la Serra de Tramuntana Accroché sur les hauteurs de la vallée de Sóller, avec une vue imprenable sur les 1447 m du Puig Major, le plus haut sommet de la Serra de Tramuntana, Fornalutx est à mis-parcours du GR 221, le chemin de randonnée de la chaîne montagneuse inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2011. On y accède en traversant la ville de Sóller, petite route longée de maisons et parfois très étroite pour circuler en voiture ou bien par une route de montagne aux courbes étranglées qui font le délice des cyclistes. Selon votre choix vous arriverez sur la grande rue qui traverse le village sur toute sa longueur, mais à 2 endroits opposés. Nous vous conseillons plutôt les 5 Km de la petite route de montagne que vous trouverez en direction du Port de Sóller à la sortie de la ville (MA 2123 puis MA 2120). Il vous faudra tourner sur votre droite et laisser sur la gauche, le petit tramway continuer son chemin vers le port. Garez-vous dès votre entrée dans le village, même s’il existe un parking dans le centre, souvent plein, c’est la meilleure option. Ainsi, avant même de vous engouffrer dans les petites rues, vous profiterez de la splendide vue sur la Serra de Tramuntana et les champs d’Oliviers et du parfum de l’exubérante végétation des jardins environnants, somptueux vergers d’orangers, citronniers, amandiers et oliviers ; sans oublier les palmiers, bougainvilliers, figuiers de barbarie et hibiscus qui inondent les murs ocres de leurs flamboyantes couleurs. Un patrimoine historique et architectural de grand intérêt Fornalutx a fait partie de la municipalité de Sóller à plusieurs reprises au cours de son histoire, mais elle possède sa propre mairie depuis 1837. Grâce aux soins avec lesquels ses habitants préservent son patrimoine architectural, Fornalutx conserve depuis des siècles, sa beauté naturelle et le charme harmonieux des petits villages de la Serra aux rues étroites et pavées. Son nom provient de “fornel” qui signifie enclume ou forge et son suffixe “utx” est d’origine mozarabe (chrétiens hispaniques qui vivaient dans les territoires musulmans jusqu’à la reconquête chrétienne au XIIIº siècle) et signifie lieu. C’est au moment de l’arrivée de Jaume I en 1229 que l’Alquería musulmane s’est transformée en un véritable village. Parmi les édifices les plus remarquables, on retrouve l’église de la Nativitat de la Mare de Déu, située sur la plaza de España, dont les travaux ont commencé en 1230 et se sont achevés en 1639 avec la configuration qu’elle a encore aujourd’hui, dans un style gothique complété par quelques réformes baroques. Un ancien bâtiment du XVIe siècle, Can Carbona, est actuellement le siège de la mairie et possède une tour de défense carrée et crénelée construite au XVIIe siècle comme bastion défensif contre les attaques incessantes des pirates. Can Bàlitx et Can Bisbal sont deux belles bâtisses de la rue de Sant joan construites pour s’adapter aux dénivelés marqués du village. Les auvents de certaines maisons sont recouverts de “teules de moro” (tuiles maures en majorquin), des tuiles peintes très courantes dans la vallée qui symbolisaient la fin des travaux des maisons. Traditionnellement rouges, elles possèdent des motifs géométriques, végétaux, zoomorphes ou religieux. Dans le musée de Can Xoroi, vous pourrez admirer les vendredis et samedis uniquement et de 10h30 à 13h30, une jolie collection restaurée de ces tuiles. La casa d’Amunt, d’origine médiévale abrita jusqu’en 1881 la posada (auberge) de montcaire. Continuez votre balade vers les anciens lavoirs rénovés,Es Raig. Bien évidemment, boutiques d’artisanat local et restaurants aux menus traditionnels vous attendent ! Au printemps 2020, suite à la pandémie du coronavirus, le seul hôtel du village qui n’a pas fermé est Sa Tanqueta. On espère que les 3 autres pourront rouvrir en 2021… Terminez cette visite sur la place principale typique des villages méditerranéens. Àl’ombre réconfortante des imposants platanes, vous pourrez vous rafraîchir dans l’un des 2 cafés de la place avant de vous rendre à pied vers Biniaraix. Le llogaret de Biniaraix Semblable à Fornalutx, il est plus petit et moins bien conservé mais ne manque pas moins de charme. Vous y admirerez le palais de Pinasar puis en descendant au milieu des vergers vers Sóller, une maison style Art Nouveau située le long du torrent. Nous vous conseillons 2 fantastiques excursions du GR 221 dans cette zone de la Tramuntana que vous retrouverez parmi nos articles : Sóller – costa d’en Flassada – mirador de ses Barques – costa d’en Nicó – Fornalutx
        • Inca
    Inca située au cœur de l’île est la capitale de la région du Raiguer et la 3ème plus grande ville de Majorque. Son histoire est marquée par sa riche industrie du cuir et de la chaussure qui a atteint son apogée au XXème siècle et a fait sa réputation. Mais la ville possède de nombreux atouts et des trésors cachés, nous vous proposons une visite guidée afin de (re)découvrir différemment son patrimoine exceptionnel et son centre historique qui abrite de nombreux commerces. Entre 2 visites nous vous conseillons une escale gastronomique dans l’un des nombreux restaurants ou « celler » typique pour déguster la cuisine traditionnelle majorquine. Le Musée de la Chaussure Pendant des décennies, Inca est synonyme de chaussures, le lieu unique pour connaître cette période de son histoire est le Musée de la Chaussure et de l’Industrie. Un musée reflet de l’histoire d’Inca (crédit visitinca) Considéré comme le 1er musée industriel des îles Baléares, cet espace abrite sur 2 étages, une grande exposition qui dévoile l’histoire de la chaussure en général et les processus de fabrication au cours des siècles. L’enceinte accueille aussi une importante collection hétéroclite d’outils traditionnels, de machines, de chaussures anciennes, de photos, de coupures publicitaires de l’époque… Le bâtiment où se trouve le musée vaut également le détour, il s’agit de l’ancienne caserne militaire du Général Luque construite en 1915 et entièrement restaurée. La caserne transformée en musée (crédit visitinca) L’église Santa-María Mayor Notre visite continue par l’église de Santa Maria Mayor de style baroque majorquin située sur la place homonyme, elle est le principal édifice religieux d’Inca. La date de construction de l’église originelle n’est pas connue avec exactitude, mais la 1ère référence écrite date de juillet 1256 où apparaît dans un testament une donation en sa faveur. La tour du clocher se dresse majestueusement sur la place. Profitez-en pour boire un verre attablés à la terrasse de l’un des cafés de la place tout en profitant de la vue sur l’église. Le cloître de Santo-Domingo Santo Domingo se compose de l’église baroque du même nom et de l’ancien couvent des Dominicains fondé en 1604. À l’intérieur de l’église se distingue les beaux retables de San Vicente Ferrer et de las Almas du XVIème et XVIIème siècle. Le couvent abrite un très joli cloître daté du XVIIIème déclaré Bien d’Intérêt Culturel, il est l’un des lieux incontournables lors de la visite d’Inca. L’église principale et le cloître de Santo Domingo (crédit seemallorca) Aujourd’hui, le bâtiment est la Bibliothèque municipale d’Inca et est un espace utilisé pour organiser des événements culturels. Le marché hebdomadaire d’Inca Nous vous conseillons de programmer votre visite à Inca le jeudi, jour du marché hebdomadaire dans une ambiance joyeuse et populaire. Sur les différents étals installés dans les rues de la vieille ville, des fruits et des légumes frais et parfumés, des produits typiques, de l’artisanat, des plantes et des fleurs,… La ville commerçante La Calle Mayor est l’artère commerçante principale, une rue piétonne animée qui relie la place de l’église à la place d’Espagne où se trouve l’hôtel de ville, elle accueille de nombreuses petites boutiques. Prolongez votre promenade shopping dans Inca en parcourant les rues du Comerç, Jaume Armengol et l’avenue du Bisbe Llompart. Découvrez aussi les commerces emblématiques de la ville pour leur longue histoire et leurs traditions, comme les boulangeries Casa Delante et Sant Francesc ou l’”esparteria” Ca’n Toni Blanco qui travaille l’osier et le cuir. Des magasins emblématiques (crédit Forn Sant Francesc et Ca’n Toni Blanco) Pause détente dans le Parc du Serral de Ses Monges Le Parc du Serral de Ses Monges est un grand parc situé dans les environs du monastère de Sant Bartomeu. Ses espaces verts champêtres , son verger urbain et la grande aire de pique-nique donnant sur la Serra de Tramuntana en font l’endroit idéal pour une pause détente surtout au printemps. Un parc et verger urbain (crédit visitinca) Le Monastère de Sant Bartomeu Après le parc, dirigez-vous vers le monastère de Sant Bartomeu, il accueille les religieuses cloîtrées de l’ordre des Jéronimas qui au XVIème siècle ont quitté définitivement le Puig de Santa Magdalena. C’est un petit havre de paix niché à l’intérieur d’Inca qui est devenu célèbre pour l’élaboration des “Congrets”, un gâteau sec traditionnel à base de farine, de sucre et d’œufs. Le Puig de Santa Magdalena Pour terminer votre balade dans la municipalité d’Inca, partez à la découverte du pittoresque et charmant Puig de Santa Magdalena et de son ermitage. Situé à 287 mètres d’altitude, il bénéficie d’une situation privilégiée au coeur de l’île et offre des vues panoramiques sur la Serra de Tramuntana, le Plá de Mallorca et les baies d’Alcúdia et de Pollença. Les marches du Puig de Santa Magdalena (crédit visitinca) Le Puig de Santa Magdalena est classé comme zone naturelle d’intérêt particulier pour sa flore et sa faune particulièrement pour les différentes espèces de chauves-souris. L’ermitage de Santa Magdalena de style gothique dont les origines remontent au XIIIème siècle couronne le sommet.
        • Escorca
        • Le bourg d’ Escorca est un éparpillement mal défini de maisons, qui est surtout connu comme le point de départ de la descente du torrent de Pareís. La commune d’ Escorca concentre les cimes les plus hautes de la Serra de Tramuntana. Le Puig Major est le plus haut sommet de l’île avec ses 1432 mètres, mais le sommet est une zone militaire qui abrite un radar de l’OTAN qui surveille toute la méditérannée occidentale et l’Afrique du nord.
        • Selva
    La municipalité de Selva est composée, outre le village lui-même, de Caimari, Moscari, Biniamar et Binibona, tous situés à courte distance les uns des autres. Le nom de ce village, qui parait si facile à prononcer, se prononce différemment en majorquin. Il faut dire : Sé-ou-va, le “l” se transforme en “u”. Pour se rendre au Monastère de Lluc, haut lieu de pèlerinage à Majorque, le chemin le plus simple consiste à traverser Selva. On peut s’y rendre également en empruntant la très belle route MA-10 (en très bon état) entre Sóller et Pollença, Un itinéraire spectaculaire qui vous fera passer par les embalses de Gorg Blau et cúber et découvrir des paysages à couper le souffle. Au centre de Selva sur la plaza mayor se trouve l’église de San Lorenzo. Construite au XIIIº siècle, de style gothique, 42 marches imposantes permettent d’y accéder. Incendiée en 1855, elle a subi de nombreuses réformes et reste le point culminant du village avec sa silhouette qui se dessine au loin. Crédits : wikipedia La Cruz de Valella située à l’intersection de la rue Sant Josep et de la rue Cruz était le point de départ des pèlerins vers le monastère de Lluc. C’est une pièce architecturale de style baroque et datant de 1710, très appréciée par ses habitants. Elle se distingue par le fait qu’elle compte autour de sa base 8 figures sculptées de différents saints, parmi lesquels Saint Georges, Sainte Barbara et Saint Laurent, qui sont d’une grande importance dans la ville. Les activités à Selva Le marché hebdomadaire tous les mercredis matins La feria de las hierbas : Durant 2 jours se déroulent des festivités autour des herbes et leurs usages, cosmétique, médicinal, culinaire. Les dates sont variables généralement autour de la mi-juin,. Expositions, ventes, cuisine, démonstrations animent cette foire. Le 2º jour a lieu la procession de la myrte que l’on récolte dans les environs et que l’on ramène au village au son des xeremiers.
        • Caimari
    Le village est surtout connu pour son huile d’olive et ses agrotourismes où grâce à l’hospitalité locale vous retrouverez un peu du mode de vie majorquin. Caimari est très similaire à Selva et Mancor de la Vall, prenez le temps de vous promener dans ses rues calmes aux maisons typiques restaurées avec goût. Et au détour d’une rue vous aurez peut-être la chance de découvrir la petite fabrique de confitures, Margalida Caimari où vous pourrez acheter des confitures faites exclusivement avec des fruits locaux. Un délice !
        • Sa Pobla
    Sa Pobla L’agriculture comme référence Sa Pobla est plus importante en termes d’habitants que ses voisines puisque c’est une localité rurale qui compte environ 12 000 résidents. Elle est devenue une véritable référence dans le monde de l’agriculture, notamment grâce à la pomme de terre. D’ailleurs Sa Pobla consacre une foire gastronomique à son produit phare, la pomme de terre. Celle-ci se tient généralement pendant le premier week-end de juillet. À cette occasion, les restaurants de la ville proposent une grande variété de plats traditionnels et contemporains à base de leur produit vedette. Les lieux d’intérêt à Sa Pobla La ville de Sa Pobla saura en étonner plus d’un. En effet, qui aurait pensé que cette petite localité héberge un musée d’art contemporain ? Installé dans un ancien hôtel particulier, Can Planes, ce musée s’inscrit dans les nombreux musées de Majorque et offre aux visiteurs des expositions de créations artistiques contemporaines. L’autre point d’intérêt de Sa Pobla est sans aucun doute, le Parc naturel de S’Albufera. Cette zone humide et protégée est l’endroit idéal pour observer les oiseaux ou simplement pour vous balader.
        • Pollença :
    Pollença fait partie de la comarque de la Serra de Tramuntana, Elle se déploie au pied des monts Puig de Pollença et Calvari. On retrouve des traces de sa fondation depuis la Préhistoire. Occupée successivement par les romains, les wisigoths et les musulmans, c’est au XIIIº siècle que Jaume Premier en fait la conquête. Une ville qui a su préserver son caractère en dépit d’une grande activité touristique Pollença a le charme des petits villages de montagne. Les ruelles et les escaliers s’enchevêtrent pour remonter vers les collines et offrir de magnifiques vues sur les environs. Il faut se perdre dans ses rues et se laisser surprendre par les nombreux trésors architecturaux qui s’y trouvent. L’église principale Nostra Senyora dels Angels fondée en 1236 par les Templiers sur les fondations d’un ancien temple gréco-romain, elle appartiendra par la suite à l’ordre des Chevaliers de Malte. L’église Nostra Senyora del Roser appartenant au Couvent Santo Domingo où repose Joan Mas, un héros local ayant repoussé l’attaque des Maures en 1550. Le cloître Santo Domingo, un édifice baroque commandé par les dominicains au XVIº siècle, siège de nombreuses manifestations culturelles et du musée municipal qui abrite une collection d’art gothique, d’art contemporain, un mandala bouddhiste, une salle de céramiques et une salle de Préhistoire. L’escalier de 365 marches, le Calvaire, qui débute au pied de « Carrer Jesús ». Bordé de cyprès il permet d’accéder à l’ermitage du Mont Calvari d’où vous pourrez admirer un splendide panorama entre mer et montagne et le « pont Roma », seul pont ayant survécu à l’occupation romaine. Une ville culturellement très active Pollença est reconnue à Majorque comme la ville des artistes et ses nombreuses galeries d’art en sont les témoins. Son marché artisanal du dimanche matin est l’un des plus prisé de l’île et il est très difficile de s’y promener en été tant la foule et la chaleur sont présentes. Mieux vaut s’y rendre tôt ! Depuis 1962, en juillet et en août se célèbre dans le cloître de Santo Domingo, un festival de musique qui jouit d’un rayonnement international. Il réunit des artistes de la scène classique, du jazz, du flamenco et du gospel. Les fêtes traditionnelles de Pollença sont, parmi celle de l’île, les plus appréciées. À Pâques, la procession du Vendredi Saint est particulièrement riche en émotion. Dans la soirée, sont allumées des lampes à huile sur les 365 marches du Calvaire et la procession menée par des pénitents cagoulés et coiffés de chapeaux pointus (Nazaros) se met en marche avec la statue du Christ enveloppée d’un linge noir qui est ensuite portée jusqu’à l’église de Nostra Senyora dels Angels, patronne de la ville. La fête Dieu en juin est également très impressionnante. Deux jeunes filles vêtues de blanc symbolisant des aigles (emblème des Tisserands, qui au Moyen-Âge organisait la procession) sont parées de bijoux par les habitants et dansent devant l’autel. Mais s’il y a une fête qu’il ne faut pas manquer à Pollença, c’est bien celle de « Moros y Cristianos ». Elle a lieu le 2 août et raconte un épisode historique cher au cœur des Majorquins. Le 2 août 1550, l’amiral turc Dragut débarque sur les côtes majorquines et le cri de Joan Mas « Moros a terra !! » résonne pour donner l’alerte et le départ d’une spectaculaire bataille. Les Pollençins se divisent en 2 camps, les chrétiens en blanc et les maures munis de sabres en bois, et se livrent à une bataille acharnée, sans violence, mais non moins impressionnante tant leur ferveur est grande. Heureusement de nos jours tout se termine par un feu d’artifice et de grandes rasades de Mesclat, un alcool traditionnel majorquin. Idéalement située entre mer et montagne, Pollença et son port offrent de nombreuses activités de loisir La majestuosité de la Serra de Tramuntana, patrimoine mondial de l’humanité depuis 2011, est sans aucun doute, la raison majeure de la popularité de cette partie de Majorque. De nombreuses excursions passent par Pollença dont le fameux GR 221 ou route de la pierre sèche. Il est fortement conseillé d’aller visiter le Monastère de Puig Maria et les ruines du château « Castell del Rei », 500 m au-dessus du niveau de la mer. Unique port se trouvant à 6 km de la ville, Puerto Pollença est devenu le haut lieu du tourisme balnéaire haut de gamme. Ce lieu de villégiature s’étend le long de la Baie de Pollença déroulant un ruban de sable blanc avec en toile de fond les montagnes. Le port de plaisance de Pollença constitue un des plus grands ports de Majorque et accueille la marina Royale des îles Baléares (avec celui de Palma de Majorque). Depuis le Port de Pollença part un sentier menant au « Mirador d’Es Colomer » en passant par le Val de Boquer. Cette randonnée dure près de 2h. Il existe également de nombreuses randonnées à cheval, sans oublier toutes les activités nautiques proposées dans le port. Le terrain de golf de Alcanada, à quelques km de Pollença, est l’un des plus convoités de l’île. La disposition du golf est censée refléter les vagues de la mer omniprésente. Des restaurants et des hôtels de grande qualité La réputation de Pollença quant à la qualité de ses prestations hôtelières et gastronomiques est largement méritée. Vous trouverez de nombreux agrotourismes, dans la ville, le port ou plus isolés dans la montagne ou au bord de la mer. L’hôtellerie de luxe possède un de ses plus beaux fleurons avec Son Brull, une « finca » du XVIIIº siècle située à l’entrée de la ville. Plus modeste mais non moins charmante, la Posada de Lluc, une maison du XVº siècle ou un des plus anciens hôtels de l’île, ouvert en 1912, l’hôtel Miramar sur le port. En ce qui concerne la gastronomie, tout est possible, du modeste et délicieux Pamboli au repas de gourmet. Les alentours de Pollença à ne pas manquer Le cap de Formentor, pointe extrême nord de l’île, le cap de Pinar, Alcúdia et son port sont des visites obligatoires. Dans la ville médiévale d’Alcúdia, vous pourrez visiter, entre autres, l’église de Sant Jaume et un théâtre romain creusé dans la roche. Bien qu’il ne reste que quelques murs de fondation de la Casa de la Portella, Pollentia demeure le premier site de vestiges romains de Majorque et possède un musée monographique. Le parc naturel de S´Albufera irrigué par les torrents de Muro et Sant Miquel, est parcouru de marécages et de canaux naturels ou artificiels . La lagune (Albufera) est plantée de roseaux, tandis que les dunes sont recouvertes de pinèdes, de genévriers, de plusieurs sortes d’orchidées et de quelques espèces endémiques. C’est aussi une zone de passage des oiseaux migrateurs en route vers l’Afrique. Plus retiré dans les terres au cœur de la forêt, le monastère de Lluc vaut lui le détour, de plus, la route qui y conduit depuis Pollença est en parfaite condition et vous plongera au cœur d’un paysage montagneux inattendu. La côte Nord aux alentours de Pollença offre de nombreuses « Calas » abritées du vent qui souffle souvent : Cala Sant Vicenç, Cala Murta, Cala Formentor (la plus connue), plus loin Sa Calobra aux falaises impressionnantes. En Été comme en hiver, le charme de Pollença et de son port est indéniable et vous n’y résisterez pas !
    Port Andratx
    Cala Mesquida

    Stations balnéaires

    Partons du sud pour parcourir cette côte. 

    Les calas

    Ici nous allons parler que des calas qui sont atteignables depuis la terre ferme et ce par des chemins  relativement faciles. Les calas qui sont également des stations balnéaires sont présentées dans l’autre chapitre ci-dessus. Attention certaines calas portent le même nom bien que ne se trouvant pas dans la même région de l’île.

     

    Arta
    Campanet

    Les grottes

    Ci-dessous quelques unes des principales grottes à visiter en étant en sécurité. Majorque possède d’innombrables grottes non exploitées, mais attention ne vous y aventurez pas sans un minimum de matériel : bons souliers, éclairage, téléphone et soyez au minimum deux personnes.

    L’étymologie du nom d’Andratx n’est pas connu avec précision, il existe 3 théories : l’origine celte, arabe ou latine. La plus reconnue est la latine, selon laquelle Andratx provient du mot « Antra » qui signifie grotte. Car à l’âge de bronze, de petites populations occupaient déjà les grottes de Son Bosc et de Son Fortuny.

    La réserve de Sa Dragonera

    Cette réserve naturelle est 

    Visiter le Parc à pied, 5 randonnées 

     

    Capdepera

    Les golfs

    Villages traditionnels

      • Santa Ponça
      • Peguera
      • Camp de Mar
      • Port Andraxt
      • Sant Elm
      • Port d’Es Canonge
      • Port de Valdemossa
      • La Foradada
      • Port de Soller
      • Cala Tuent
      • Sa Calobra
      • Cala Saint Vincent
      • Cala Boquer
      • Port de Pollença
      • Cala Formentor
      • Calvia :

    Sur plus de 50 kilomètres de littoral, les falaises, les baies, les plages et les îlots constituent l’une des côtes les plus accidentées de l’île. Le paysage est composé de demeures seigneuriales, de maisons de campagne, de tours défensives et d’anciens moulins. Sans oublier les sites préhistoriques, qui présentent un grand intérêt. Il est possible d’y pratiquer de nombreux sports de plein air ; quant à la gastronomie régionale, elle est inégalable.

    Calvià est entourée des montagnes de la sierra de Tramuntana, à quelques kilomètres de la crique de Santa Ponça. Ses origines remontent au XIIIe siècle, lorsque furent réunis entre eux les hameaux où vivaient les paysans qui cultivaient la terre des environs. Cependant, il ressort des découvertes réalisées sur les sites archéologiques de la région que celle-ci fut peuplée dès la préhistoire. La naveta Alemany, le Puig de Sa Morisca et le Turó de Ses Abelles sont quelques uns des vestiges des « talayots » les mieux conservés des environs. Les découvertes archéologiques réalisées à Sa Mesquida, une ancienne maison seigneuriale, remontent à l’époque romaine.

    Les demeures seigneuriales
    De très nombreuses demeures seigneuriales furent construites à Calvià aux XVIe et XVIIe siècles, comme la Can Verger ou la Can Ros. De cette époque date également la structure défensive qui longe la côte. Les attaques répétées des pirates sur ce littoral entraînèrent la construction de très nombreuses tours en pierre et en mortier, à la forme circulaire. Castellot de Santa Ponça, les tours de Cap Andritxol, Cala Figuera, Portals Vells et Sa Porrassa en sont les plus représentatives.
    Du patrimoine ethnographique de Calvià, se détachent les fermes, les fours à chaux et les moulins à farine. À Galatzó, Santa Ponça et Son Martí, nous pourrons admirer des exemples d’architecture traditionnelle, dans le plus pur style majorquin. Nous pourrons aussi visiter l’église paroissiale de Calvià et les ermitages de Portals et Pedra Sagrada. L’église date du début du XVIIe siècle. Le style de ses tours et de sa façade présente des réminiscences romanes et gothiques. La mairie de Calvià, quant à elle, est de conception avant-gardiste. Elle allie l’architecture traditionnelle aux dernières tendances.
    Les plages offrent un éventail d’activités très variées et de nombreuses possibilités de logements. Des hôtels haut de gamme se dressent au milieu des calanques, dans la zone d’Illetas. Portals Nous possède un des ports de plaisance les plus chics de l’île. De luxueux restaurants, des bars et des glaciers se longent ses quais. Les amateurs du golf pourront pratiquer leur sport préféré sur les cinq terrains que comptent Calvià et ses environs. Aménagés en pleine nature, ces terrains ajoutent à leurs activités sportives des concerts, des promenades à la campagne et toutes sortes d’activités récréatives.
    Les plages de Palmanova, Magaluf et Santa Ponça sont idéales pour la pratique des sports nautiques. La tranquillité de Peguera, entourée de pinèdes, invite au repos.

    Gastronomie locale

    Rien de tel que la gastronomie pour se familiariser avec la culture locale. Les ingrédients qui entrent dans l’élaboration des recettes traditionnelles sont des plus variés, comme dans le cas des soupes majorquines (tomates, choux-fleurs, choux pommés…). Les « pastenagues negres » sont élaborées à base de carottes, de bettes, de « sobrasada » (pâté de porc épicé), de « butifarrón » (espèce de saucisson), de raisins secs et de pignons. Le visiteur aura également le loisir de goûter à la friture d’agneau aromatisé au laurier, au fenouil et à l’ail.

    • Andraxt :

    Dans un environnement naturel exceptionnel, Andratx est entouré d’une diversité de paysages éblouissants, montagnes imposantes, vallées accueillantes, falaises escarpées et petites criques.
    La municipalité au sud-ouest de Majorque englobe aussi le Port d’Andratx, Sa Coma , s’Arracó ,  San Telm et Camp de Mar et est bordée par les localités de Calvia et d’Estellencs.

    Une histoire millénaire
    L’étymologie du nom d’Andratx n’est pas connu avec précision, il existe 3 théories : l’origine celte, arabe ou latine. La plus reconnue est la latine, selon laquelle Andratx provient du mot « Antra » qui signifie grotte. Car à l’âge de bronze, de petites populations occupaient déjà les grottes de Son Bosc et de Son Fortuny.
    À Andratx, on trouve aussi des traces de la culture talayotique (1300 – 1000 av. JC) unique au monde car elle n’a existé qu’aux Baléares. On y a découvert des restes de « navettes » : des tombes mégalithiques dont la forme rappelle une coque de navire renversée. Les vestiges de Ses Basses, les Talayots de Biniorella, de Son Fortuny ou D’es Castellàs à s’Arracó sont les témoins de cette époque. La conquête romaine par le Général Cecilio Metelo en 123 av JC produit de grands changements sur l’île et la modernisation de la société, des tronçons de chaussée, des vestiges de villas, de bateaux, … révèlent la présence romaine.
    La période islamique est une autre époque très importante dans l’histoire de la municipalité alors composée de petites fermes comme Buendar, Ator, Biniorella, Tor, Salmanoir… Après la conquête aragonaise en 1229, les grands seigneurs qui accompagnent Jaume 1er se répartissent le territoire et l’évêque de Barcelone, Berengue de Palou devient le premier seigneur chrétien d’Andratx.
    Au XIXème siècle, se produit un développement de la société et une modernisation de la vie économique industrielle avec l’émergence d’usines de savon et de bois. Enfin le XXème siècle voit la croissance résidentielle du port et le développement touristique d’Andratx et de ses alentours.

    Une balade historique passionnante dans le village
    Le centre urbain du village surnommé la Villa, concentre tout l’attrait du point de vue historique et patrimonial. En vous y promenant vous découvrirez de la période arabe, la Posesión de Son Mas, aujourd’hui siège de la mairie, mais aussi des moulins à eau, des canaux et des citernes.
    Un autre point d’intérêt est l’église de Sainte -Marie, érigée en 1248, elle conserve un important patrimoine artistique comme les retables baroques consacrés à la « Vierge du Rosaire », à la « Vierge Marie » et à « Saint-Sébastien ». À noter le tableau «Quadre des Moros», représentant le débarquement turc du 2 août 1578, à Andratx. Vous pouvez également traverser son passé et son histoire dans les rues de l’ancien quartier « des Pantaleu », le premier noyau de population du XIIIème siècle. Vous y découvrez les moulins de « sa Planeta », le bâtiment de la Cúria, ancien hôtel de ville et siège actuel de la bibliothèque municipale et la tour de «So na Gaiana».

    Un curieux blason
    Le blason d’Andratx est formé par un soleil à visage humain sur fond bleu. Le soleil fait référence à sa situation géographique car c’est le dernier village de Majorque où l’on voit le soleil avant qu’il ne se couche.

    Un marché exceptionnel
    Le meilleur jour pour visiter Andratx et faire une agréable promenade est le mercredi, jour du marché traditionnel. Les rues sont remplies par près de 200 étals qui offrent une grande variété de produits : fruits et légumes frais, charcuterie, artisanat, objets en cuir, en céramique, produits typiques de Majorque…

    À noter : le marché de s’Arraco à quelques kilomètres d’Andratx, a lieu tous les samedis sur la place du village, plus petit mais très traditionnel il possède un charme qui réjouit ses visiteurs.

    Les fêtes du village 
    Comme tous les villages majorquins empreints de traditions, de nombreuses fêtes populaires joyeuses et colorées s’y déroulent tout au long de l’année. À la Sant Antoni, les 16 et 17 janvier, la municipalité vit la « Revetlla de Sant Antoni » : des danses, de la musique et les “foguerons”, les feux populaires envahissent le village.
    A Pâques, le vendredi saint et le dimanche se déroulent les processions ferventes dans les rues d’Andratx. Le 29 juin commencent les fêtes patronales de la Saint-Pierre et le 16 juillet a lieu la fête de la Vierge du Carmel, patronne des pêcheurs et du port d’Andratx.

    Des sentiers de randonnée à découvrir
    Les alentours du village, offre des possibilités de randonnées pour tous les niveaux qui permettent de découvrir à votre rythme cette magnifique région de l’île, nous vous en proposons 2 : L’excursion au Puig de Garrafa commence dans le village, ce chemin allie mer et montagne, il atteint une altitude de 461 m et permet de contempler des vues splendides sur le port d’Andratx. De niveau modéré, il s’étend sur 4,78 kilomètres et dure environ 3h. La route du Puig de So na Vidala, n’est pas très connue, elle vous emmène dans un environnement naturel magnifique sur près de 11km et 5 h de marche tranquille.

      • Galilea :

    est un joli petit village qui séduit les visiteurs, les artistes, les randonneurs… ou simplement ceux qui aiment se balader dans ses petites rues sinueuses en contemplant la nature, la lumière et en écoutant le silence. C’est dans l’environnement naturel protégé et exceptionnel de la serra tramuntana, patrimoine mondial de l’UNESCO, que se cache Galilea, à l’ombre des montagnes et entouré par les cultures en terrasses d’oliviers et d’amandiers. Le village est perché à près de 500 m d’altitude sur le flanc du mythique Puig de Galatzó, un des sommets emblématiques de Majorque qui culmine à plus de 1000 m. Galilea (Galilée) doit son nom à ses similitudes avec la terre sainte. Il est célèbre pour la beauté spectaculaire de la nature qui l’entoure où les chèvres sauvages déambulent librement une cloche autour du cou dont le tintement est parfois le seul son à des kilomètres à la ronde.
    Les vues splendides sur la côte de Calvià, la tranquillité de ses rues pentues et l’air pur de la montagne font de ce lieu un lieu privilégié, un havre de paix hors du temps, comme un refuge très loin du tourisme de masse pour le plus grand bonheur de ses habitants. De l’époque musulmane jusqu’à la reconquête chrétienne, il était occupé par la tribu des Gumâras et aux alentours se trouvait plusieurs hameaux islamiques ; Albussa » aujourd’hui Son Cortei, « Arratxa » devenu Es Ratxo,  « El Palmer » maintenant Son Net ou encore Benifatxo actuellement Son Martí. Les maisons à l’architecture traditionnelle qui forment le cœur du village sont bâties autour de l’église de la «Immaculada Concepció» construite dans le style renaissance entre 1806 et 1810, à la demande des habitants qui devaient alors se rendre jusqu’à Puigpunyent pour assister à la messe. Juste à côté, la charmante et pittoresque petite place Pius XII est un passage obligé pour tous les visiteurs. Elle est le témoin des rencontres des habitants et le lieu désigné des festivités locales et patronales chaque année en septembre. La population a légèrement diminué depuis le XVIIIème siècle passant de 450 habitants à 300 actuellement qui forment une communauté mixte et internationale.

    Les curiosités historiques du village
    La maison de la neige construite entre le XVIIIème et le XIXème siècle, elle est située dans la rue de Sa Mola Gran, utilisée par les habitants pour conserver à basse température la glace des montagnes, elle est la seule de l’île à se trouver dans le centre d’un village, elle n’est plus utilisée depuis 1917. Dans la même rue vous découvrez aussi le Moulin de Martí un moulin à vent pour moudre le blé daté du XIXème siècle mais considéré comme plus ancien que le moulin de Sóller. Mais aussi le très ancien Puits des Rafals
    situé dans la rue du même nom, ou encore l’ancien couvent des sœurs augustines et la maison des tuiles peintes de motifs géométriques, de fleurs, de portraits, dans la rue Es Clapers.

    Des routes à couper le souffle
    Le voyage pour arriver est incontestablement éblouissant, la route avec ses virages en épingle à cheveux et ses pentes impressionnantes vous réserve une petite dose d’adrénaline qui ne vous empêchera cependant pas d’admirer les paysages.En passant par Puigpunyentg ou Es Capdellá, les vues lointaines sur la mer, le trajet au cœur des montagnes, la traversée de bosquets denses et sauvages vous donneront l’impression d’être dans un paradis naturel au bout du monde.

    Parfait pour les sportifs
    Que vous soyez randonneur, sportif bien entrainé ou simplement amoureux de la nature, Galilea vous offre de nombreuses possibilités. Dans cet environnement naturel spectaculaire vous avez le choix vers le Puig de Galatzó ou le torrent de San Martí, les itinéraires de montagnes pour le mountain bike, les routes sinueuses pour les cyclistes, les voies d’escalade ou même une balade équestre. Et pourquoi pas un détour par
    la Reserva del Puig de Galatzo, un parc de loisirs qui proposent de nombreuses activités pour toute la famille, une vraie aventure dans la Serra de Tramuntana.

        • Puigpunyent :

    Sur l’île ce ne sont pas les beaux villages qui manquent. Et pour preuve, le village de Puigpunyent a de quoi dépasser vos attentes en vous offrant une vue splendide sur les vallées et les montagnes de la Serra de Tramuntana. Située à seulement 16 kilomètres de la ville de Palma, Puigpunyent doit sa réputation à son cadre pittoresque et relaxant. Les amateurs d’art et d’histoire pourront fouler les pas des civilisations passées. Les plus sportifs auront à cœur de profiter de sa réserve naturelle pour y pratiquer des activités de plein air. Et si vous êtes en quête de sérénité sans vous éloigner pour autant de la vie urbaine, alors le village de Puigpunyent vous séduira également pour son aspect rural. L’origine du nom de Puigpunyent vient du latin « podinum pungentem » qui veut dire la montagne pointue. C’est une commune qui n’est pas sans rappeler ses racines lointaines avec la présence notamment de plusieurs talayots, ces fameuses constructions préhistoriques en forme de tour. Parmi eux, le Talaiot del Serral de ses Abelles a beaucoup fait parler de lui grâce à la découverte d’une épée vieille de 3 200 ans. Il est à noter également le grand nombre d’édifices religieux qui rappellent sans conteste le passé historique de la région. Parmi eux, ne manquez pas de visiter et d’admirer le temple consacré à l’Assomption de la Vierge. Celui-ci est érigé dans le quartier de la Vila et date du XVIIIème siècle. Puis, tout près de cet édifice, s’élève le nouvel hôtel de ville, construit en 1986. Ce dernier montre une architecture typique de Majorque avec ses deux étages d’élévation et ses deux brise-vent. Enfin, n’oubliez pas non plus le bâtiment des Sœurs Augustines, « Cases Monges », cédé par Villalonga de Son Fortesa, en 1875. Tous ces édifices confirment la forte imprégnation chrétienne de la population locale. D’ailleurs, le village est connu pour ces célébrations religieuses telles que l’Assomption de la Vierge le 15 août ou encore la fête de la Mère de Dieu le 8 septembre.
    Situé sur les pentes de la Serra de Tramuntana, Puigpunyent séduit tous les passionnés de la nature, les randonneurs ou encore les cyclistes. Vous pourrez vivre des moments de loisirs et d’aventure tout en contemplant les splendides paysages survolés par un grand nombre de rapaces tels que des aigles, des faucons ou encore des vautours. De plus, vous pourrez vous promener dans les jolies rues et contempler ses maisons en pierre, découvrir des coins parfaits d’où vous pourrez observer les montagnes et respirer l’air le plus pur. De quoi passer une journée inoubliable en famille ou entre amis. Mais ce n’est pas tout ! Le village regorge de possibilités en plein air. À proximité, vous aurez accès à la Réserve et au Parc Naturel de Puig de Galatzo. Ce peut être l’occasion d’une grande balade familiale dans la nature avec les paons, les chèvres et les canards. Ou pourquoi pas tenter aussi la grande tyrolienne ? Vos enfants apprécieront les cascades, les ponts de bois ou encore les superbes points de vue sur les montagnes. La Serra de Tramuntana se prête aux différentes activités physiques mettant en valeur son patrimoine bucolique, comme la fameuse Course de Montagne de Puigpunyent qui a lieu en avril. En outre, le Conseil Municipal et l’association Vallpuig confirment leur volonté d’animer et d’attirer du monde dans cette vallée en organisant chaque année la Foire écologique. Cet événement met en valeur le patrimoine rural, agricole, artisanal et écologique de cette municipalité de la Serra de Tramuntana tout en préservant son environnement.
    Et côté culturel, le Festival de Musique de Puigpunyent se tient vers la fin de la saison estivale. Il a pour ambition de promouvoir la musique et de rapprocher des jeunes musiciens avec les maîtres de la musique aux expériences déjà consolidées.

        • Estellencs :

    Estellencs , ou vallée d’étoiles, tiendrait son nom de la quantité d’étoiles qu’on y verrait, la nuit venue. Bien que bordé par les eaux turquoise de la Méditerranée, Estellencs est, lui aussi, un village de montagne. Situé au pied du Puig de Galatzó, enfoui au cœur d’une nature luxuriante, il s’agit de l’un des plus petits villages de la Sierra Tramuntana et l’un des moins habités de toute l’île. C’est sans doute ce qui lui a permis de conserver ce caractère sauvage qui lui est propre et de jouir d’un patrimoine naturel et culturel de qualité. Vous pourrez y visiter l’église de Sant Juan Bautista datant du XVIIe siècle avec sa tour de défense médiévale et son clocher, la tour de Tem Alemany du XVIe siècle et les lavoirs publics.

        • Esporles :

    Esporles est un magnifique havre de paix. Traversé de part en part par un torrent, il a su conserver son charme d’origine, avec ses maisons rustiques, son agriculture, ses vastes forêts de chênes verts et sa promenade centrale, longée de cafés et restaurants. Vous pourrez y visiter la bâtisse historique et le musée de San Granja, ferme traditionnelle datant de l’époque romaine, célèbre entre autres choses pour son eau de source. La grande église gothique vaut également le détour.

    Un authentique village majorquin
    Situé dans la partie ouest de l’île, sur le versant sud de la Serra de Tramuntana, Esporles se niche au fond de la vallée, à cheval sur le torrent qui le traverse. Ses rues offrent un panorama spectaculaire sur la vallée environnante. Ce village d’environ 4000 habitants se divise en 2 : avec d’une part, la vieille ville « Vilavella », édifiée au XIIIème siècle et, d’autre part, la ville neuve « Vilanova ». L’architecture en pierres blondes traditionnelles tapisse les ruelles étroites et pittoresques. L’histoire d’Esporles débute au début du XIIIème siècle, lorsque les troupes catalanes conquirent la ville musulmane de Medina Mayurqa. A la mort du chevalier à qui échouèrent les terres, le canton passe dans le domaine royal. Depuis la fin du XIIIème, les populations se concentrèrent autour de l’église, ce qui constitue aujourd’hui la Vilavella. Jusqu’à la fin du XIXème siècle, Esporles et Banyalbufar partagèrent, non sans heurt, la même administration. L’étymologie remonte à un mot d’origine mozarabe, lui-même dérivé du mot latin « sportulis », qui désigne un panier. Cette origine s’explique par la présence initiale d’un artisanat de vannerie de feuilles de palme.
    Traditionnellement, son économie reposait essentiellement sur l’agriculture des orangers et amandiers et sur l’élevage. Grâce à l’abondance d’eau collectée dans les montagnes, ce fut également un des centres les plus importants de l’industrie textile à Majorque. Malheureusement, il n’en reste aujourd’hui que quelques vestiges. Epargné par le tourisme, le village accueille depuis quelques décennies une communauté grandissante d’expatriés aisés, qui profitent du calme de cet environnement rural et de la proximité avec la ville de Palma. Le village est proche de la seule université des Iles Baléares et de la « Silicone Valley » de Majorque, connue sous le nom de Parc Bit. Microsoft y dispose d’ailleurs d’un centre d’innovation.

    Un puits d’architecture et de visites
    Le village offre de nombreuses possibilités de visites, parmi lesquelles son église paroissiale. La première église, dont il est fait mention dès 1248, émanait du style gothique à nef unique. C’était une construction plutôt simple. La construction de la deuxième église débuta au XVIIIème siècle, mais l’église actuelle, commencée en 1904, repose sur un projet de l’architecte Gaspar Bassar, qui souhaitait rendre un hommage à la Cathédrale de Palma, la Llontja et Santa Eulalia en reprenant leurs lignes néogothiques. L’église, bénie en 1923, est dédiée au Saint Patron de l’industrie textile, Sant Crist de la Pois.
    Autre attraction du village, le Port des Canonges (Le Port des Chanoines) est le point le plus proche de la mer. Il s’agit là d’un paisible centre balnéaire, dont l’accès, à 5 minutes du centre d’Esporles, s’avère parfois dangereux, tant la voie unique qui y mène est sinueuse. Enfin et surtout, visitez Sa Granja d’Esporles, beau et vaste manoir du Xème siècle, au cœur d’une végétation luxuriante, de beaux jardins et de fontaines naturelles. Ce domaine agricole a été converti en musée ethnographique.

    Sa Granja d’Esporles
    L’origine de la bâtisse remonte à l’époque romaine,  car elle se situait aux abords d’une source d’eau abondante, élément incontournable. Cependant, les Maures y avaient auparavant construit un hameau, très connu pour ses moulins et la qualité des eaux. A partir du XIIIème siècle, et pendant 200 ans, le site accueillit le premier couvent cistercien de l’île. Au XVème siècle, les moines le cédèrent à des particuliers. Le dernier acquéreur en devint propriétaire et le rénova en 1980. La visite de la finca permet aux touristes de découvrir les coutumes majorquines d’autrefois. Tous les métiers liés aux activités d’une ferme y sont représentés : teinturerie, cuisine à confitures, moulin à huile, forge, atelier de tourneur sur bois, poterie, tissage … On peut y voir encore des artisans travailler le fer, l’argile ou encore le papier. Une des curiosités du site est aussi l’existence d’une chambre de torture médiévale, ouverte aux visiteurs. Sa Granja abrite également une collection d’objets et de mobilier d’époque. Ne loupez pas non plus les animaux de la ferme dont le fameux cochon noir de Majorque<, ainsi que de nombreux oiseaux.

    De nombreuses fêtes et activités
    Si vous souhaitez plonger au cœur du folklore majorquin, rendez-vous aux Fiestas de Sa Villanova fin juillet- début aout. Fin juillet, l’Eucharistie d’Esporles, également appelée  « La Dernière Cène »  prend place dans le village. Une procession d’habitants se rend à l’Ermitage de Maristella, au dessus de Sa Granja ; tandis que d’autres s’attèlent à l’organisation du concours de paella au cœur du village. Au mois d’octobre, vous pourrez également participer au salon de l’alimentation « Fira Dolça »où sont mis à l’honneur tous les meilleurs produits boulangers et pâtissiers de l’île. Esporles est également un lieu de prédilection pour les cyclistes et les randonneurs. La route qui mène à Banyalbufar regorge de descentes abruptes. La randonnée du Vieux Facteur, entre Esporles et Banyalbufar, fait partie du GR221, Route de la Pierre Sèche. Les vues sur les paysages en terrasses, sur les forêts de chênes verts, sur les sources  naturelles et sur la mer, sont autant de ravissements pour les yeux. Le chemin qui mène à Valldemossa, bien qu’agréable, est en partie au cœur de la forêt et offre donc moins de points de vue.

        • Banyalbufar :

    Est un village charmant, pittoresque et tranquille enclavé dans la Serra de Tramuntana entre les terres d’Estellencs, d’Esporles et de Valldemossa, il fait partie des plus beaux villages de la côte nord-ouest de Majorque.
    Avec pour toile de fond la « Mola de Planicia » un sommet culminant à 934 m d’altitude, ce village de carte postale aux rues sinueuses et aux maisons en pierre typique de l’île, offre des paysages et un environnement naturel de grande beauté ! Les oliviers, les chênes verts, les pins, les Possessiós majorquines séculaires, les fermes rustiques isolées, les cultures en terrasses et les vues magnifiques sur la Méditerranée donne à Banyalbufar son caractère unique.

    Un Village millénaire
    Ses origines remontent au Xème siècle pendant l’occupation de l’île par les Maures qui construisirent plus de 2000 maisons à flanc de montagne et nommèrent le lieu «Banyalbahar», un toponyme musulman qui signifie « enclavé dans la mer ». Pour arroser leurs abondantes cultures, les arabes installèrent un système hydraulique fabuleux d’aqueducs et de provisions d’eau s’élevant à 300 m au-dessus du niveau de la mer ! Ces constructions vertigineuses couvrent 70 hectares et requièrent 190 bassins, 18 kilomètres de canaux et 160 kilomètres de murs en pierre sèche, 1000 ans plus tard elles sont encore en fonctionnement !
    Traditionnellement cette région était dédiée à l’élevage, la pêche et la culture comme celle des fameuses tomates de « ramillete » (grappe). Elle était renommée aussi pour ses vignobles de raisins Malvoisie, une des variétés les plus anciennes de la Méditerranée. Un cépage hautement reconnu, très aromatique, au contenu élevé en polyphénols, à l’acidité équilibrée et riche en sucre. La culture de la Malvoisie a été abandonnée pendant des décennies mais en 2006 à force de détermination et avec l’appui de scientifiques, les viticulteurs  ont réussi à réintroduire ce raisin avec grand succès.

    On raconte que le roi Jaume I d’Aragon était un passionné de Malvoisie, ce vin unique et que sa présence à Majorque l’aurait influencé dans sa motivation de reconquérir l’île.

    Une calanque paradisiaque
    Pour le bonheur des baigneurs, la calanque du village de sable et de galets, aux eaux turquoise et cristallines est abritée sous des falaises imposantes, d’où s’écoule une cascade d’eau douce venant directement des cimes environnantes. Le petit port de pêche accoté à la crique abrite encore de jolis bateaux colorés et des « escars » : des abris solides pour les protéger.
    L’environnement naturel magnifique et la beauté des fonds marins préservés sont un paradis pour les amateurs de snorkeling et les amoureux de la nature. La Cala de Banyalbufar est aussi un lieu idéal pour admirer un des couchers de soleil les plus éblouissants et inoubliable de Majorque.

    Une randonnée spectaculaire
    Les amateurs de randonnées pourront emprunter un chemin balisé magnifique : la « Volta des General » qui les emmènera jusqu’à Port d’es Canonge.
    Tout au long du parcours sous les pinèdes, se découvrent des paysages sauvages, des vues panoramiques sur la mer et des petites criques vierges où se rafraichir.

    À ne pas manquer
    Dans le village de jolies boutiques proposent des produits locaux et artisanaux. Pour les savourer sur place et goûter à la délicieuse cuisine typique de l’île vous avez l’embarras du choix parmi  les nombreux restaurants et bars.
    Pour découvrir et déguster le célèbre vin de Malvoisie, visitez une des bodegas comme Son Vives ou celle de Ca’n Pico, la bodega la plus petite et la plus exclusive de Majorque. Au mois de juillet, Banyalbufar accueille un événement original et de qualité : « Eres Negre » un festival musico-gastronomique qui marie parfaitement le blues, le jazz, les tapas et le vin de Malvoisie ! Au début du mois de septembre pendant une semaine entière se déroule de nombreux événements pour célébrer une importante fête locale < la Natividad de Nuestra Señora > (la naissance de la Vierge Marie).
    L’influence mauresque que dénotent ses maisons et système d’irrigation lui confère un charme sans pareil. Parmi les incontournables du village, se trouvent le Port des Canonge, la Torre de Ses Ànimes, la cascade, ainsi que les plages de Cala Banyalbufar, Es Corral Fals et Son Bunyola.

        • Bunyola :

    est un petit village pittoresque sur la même route que celle menant à Sóller. Ce village demeure un havre de paix où il est bon de se ressourcer, loin du tumulte de la ville. Bunyola compte un peu plus de 6 000 habitants et figure parmi les plus beaux villages qui ponctuent la Serra de Tramuntana. Il tient son charme de son architecture aux allures anciennes, de son aspect traditionnel et également du paysage authentique de la chaîne de montagnes des environs.

    Les origines historiques de Bunyola
    Les étymologistes ne s’entendent pas sur l’origine du toponyme de la localité.
    Certains pensent que Bunyola tire son nom du mot latin « vineola » (qui se réfère normalement à une petite vigne). D’autres soutiennent que son nom provient de « bunyân » (en arabe, cela veut dire construction en pierre sèche). Puis, pendant la conquête maure de l’île, le nom du village aurait été changé par « buniola ». Bunyola est un village chargé d’histoire, allant de la période préhistorique jusqu’à nos jours. En effet, la municipalité compte sur la présence de vestiges paléolithiques comme par exemple, le talayot circulaire de Coma-sema, une édification défensive de pierres superposées et assemblées sans ciment datant de l’Âge de Fer.
    La période romaine a, elle aussi laissé des traces, à l’image du site minier de Son Creus, plus connu actuellement sous le nom de “Mina de los Moros“. D’ailleurs, une lampe de l’époque byzantine a été découverte à l’intérieur de la mine. Le village de Bunyola a hérité également de demeures historiques, qui ont commencé à être exploitées au Moyen-Âge. Il s’agit des possessiones qui ont joué un rôle important dans la société, l’économie et la culture majorquine jusqu’au milieu du XXè siècle. Là où les terres arables et les points d’eau étaient abondants, les « Alquarias » (dénomination arabe des domaines agricoles) ont commencé à surgir comme Alfabia et Raixa dont les noms confirment l’origine arabe. Raixa au sud et Alfabia au nord, donnent sur de magnifiques jardins ouverts au grand public.

    Un village qui regorge d’activités
    Quoi de mieux que de flâner dans les rues de Bunyola pour mieux connaître ce petit village ? Vous y découvrirez ses maisons traditionnelles en pierre et vous apprécierez les rues étroites enrichies par les couleurs des fleurs postées à l’entrée des habitations. Vous remarquerez l’image de Santa Catalina Tomàs sur la plupart des murs des maisons villageoises. Cette sainte occupe une place particulière dans le cœur des Majorquins.
    Un autre détail sur les murs des maisons qui ne devrait pas passer inaperçu : les plaques commémoratives de personnages illustres qui ont marqué leur époque. Bunyola se situant dans une zone montagneuse, vous ne pouvez pas manquer des activités telles que la randonnée ou encore l’escalade, notamment à Sa Comuna. Sa vaste forêt en fait l’endroit idéal pour les amoureux de la nature. C’est un lieu d’une grande richesse environnementale. Vous pouvez choisir aussi de rejoindre le village en optant pour le chemin de fer.  En effet, le train de Sóller qui part de Palma effectue plusieurs arrêts quotidiens dans le village de Bunyola. Le voyage aura des airs de retour dans le passé avec un train d’époque, tout en acajou. La proximité avec la capitale n’a en rien enlevé le charme du vieux village de Bunyola. Le village est remarquablement préservé et dispose d’un patrimoine culturel et naturel très riche et varié.

          • Santa Maria de Cami :

    L’église de ce village se remarque au loin avec le toit de son clocher recouvert de faïence.Des maisons traditionnelles et des rues anciennes s’agglutinent autour de cette église et constituent le centre historique du village. La mairie qui se trouve dans le quartier de la Vila possède un retable gothique daté de 1385 du peintre Joan Massana. La petite place qui se trouve en face est entourée de maisons seigneuriales. Le quartier voisin appelé quartier des Hostals doit son nom aux hôtels qui accueillaient jadis les voyageurs venant de Palma en direction de Inca. De nombreuses caves produisent du vin connu sous l’appellation d’origine  « Binissalem » l’un des plus connu est « Macia Batle ». La commune qui s’étend en plaine est riche en amandiers et en vignes.  Du côté montagne de charmants sites comme la vallée de Coanegra offrent des possibilités aux randonneurs. Celle qui passe par Son Torella, une splendide possesio d’origine médiévale vaut le détour. La fontaine de Coanegra se trouve à Son Pou et marque le commencement d’un ancien système hydraulique. L’Avenc de Son Pou est une grotte naturelle avec un tunnel d’accès de 50 mètres. Le marché a lieu tous les dimanches et vous y trouverez des produits écologiques ainsi que de l’artisanat local.

          • Consell :

    Le centre du village était composé au XIVème siècle d’un ensemble de tavernes et d’hôtels pour voyageurs. L’église actuelle est du 20ème siècle et été bâtie sur l’ancienne qui datait du XVIII ème. Elle est construite sur un ancien oratoire, éléments Néogothiques, détails baroques et modernistes comme les vitraux de l’intérieur en font un e église éclectique.Sur la Place Major se trouve la Mairie qui contient un sarcophage paléochétiendu Vème siècle retrouvé dans la possesio d Mainou. L’AOC « Binissalem » est également présente dans cette commune et c’est au centre du village que se trouve la cave « Cases de Can Ribes » datant de 1711 et que l’on peut visiter sur rendez-vous. Ici le marché dominical est riche en entiquités et en objets originaux avec près de 300 exposants. En octobre la « Fira de Tardor » est très connue pour ses stands d’artisanat mais également pour la culture du vin et de la gastronomie.

        • Valdemossa :

    est perché sur les vertes montagnes de la Serra Tramuntana, le petit village de Valldemossa offre une vue délicieuse depuis la route qui y mène. Ses petites maisons de pierre jaune aux volets verts et aux façades surmontées de pots de fleurs multicolores, semblent tout droit sorties d’un tableau de Paul Cézanne. Au cœur de ce paysage idyllique et comme figé dans le temps, se dresse, superbe, la Chartreuse de Valldemossa. Lieu de résidence du compositeur Frédéric Chopin et de l’écrivain George Sand au cours de l’hiver 1838-1839, il s’agit d’une visite inoubliable, alliant histoire et culture, dans un cadre époustouflant de beauté. Valldemossa est l’un des villages les plus pittoresques de l’île de Majorque. Arpenter ses coquettes rues pavées est un véritable voyage dans le temps qui vous permettra de faire de jolies découvertes : la Grand-Place, le vieux lavoir, la chapelle consacrée à Santa Catalina Tomàs, sainte originaire du village… Tout ici vous ramène à des temps anciens. Ne partez surtout pas sans avoir goûté à la spécialité du village : la coca de patata de Ca’n Molinas, brioche à la saveur et au moelleux inégalables.

        • Deia :

    La beauté du village de Deia est si singulière que c’est là que l’auteur anglais Robert Graves a choisi de finir sa vie, dans ce merveilleux compromis entre mer et montagne. Deià est un village plein de couleurs, où le turquoise de la Méditerranée côtoie le vert de la Serra Tramuntana, le rose vif des bougainvilliers et l’ocre des petites maisons de pierre typiques de la région. Rien d’étonnant à ce que le village ait été élevé au rang de Patrimoine de l’Humanité par l’UNESCO… Deià est le coin le plus bohème de l’île, le village des artistes qui y trouvent une grande source d’inspiration. C’est aussi un village plein de vie, avec ses cafés, bars musicaux, galeries d’art et boutiques artisanales. A voir absolument : le village en soi, le Musée de Son Marroig sur l’Archiduc Luis Salvador, la maison de Robert Graves et les criques Cala Deià et Sa Foradada.

        • Alaro :

    La silhouette du joli village rural d’Alaró se dessine sur les contreforts de l’imposante Serra de Tramunatana dans la vallée du Raiguer, une comarque de Majorque qui s’étend jusqu’à Alcudia au nord de l’île. Cette zone rurale aux paysages de terres rouges cultivées, de champs d’oliviers, d’amandiers et de caroubiers… abritent des villages typiques comme Binissalem, Campanet, Consell, Lloseta, Mancor, Selva, Caimari, Santa María del Camí,…
    Alaró est encadré par deux pics montagneux impressionnants, pratiquement identiques ils produisent un curieux effet miroir : le Puig de s’Alcadena (815 m) et le Puig d’Alaró (822 m) au sommet duquel se dresse le Castell d’Alaró (château) dominant ainsi toute la vallée. Entre les deux sommets coule le torrent de Solleric, à l’origine une source d’eau d’une importance capitale pour le village.

    Des origines préhistoriques
    Le nom  provient d’un récit du XIIème siècle, pendant la période al-Andalus (domination musulmane) à Majorque. L’historien Alzuhrî raconte la résistance et la chute du Castell d’Alaró face aux maures en l’an 903. Il décrit «une grande forteresse construite sur un lieu très élevé et aride, sans comparaison dans le monde habité et connue sous le nom de Hisn Alarum: les vieux chrétiens du château. Cependant les premiers indices de la présence d’un village se trouvent dans les Talayots, des édifications défensives de pierres superposées et assemblées sans ciment. Ces restes de la Culture Talayotique datent de l’Âge de Fer à Majorque avant la conquête romaine de 123 avant JC. A Alaró, ces nombreux vestiges bien que dans différents états de conservation, ont été déclarés Biens d’Intérêt Culturel et se trouvent majoritairement sur des propriétés privées. Mais si vous aimez la préhistoire, les talayots de Es Picó y Son Palou, S’Alcadena, Bànyols ou encore Can Cabrit sont accessibles en demandant une autorisation préalable.
    Alaró est un village rural qui vit de l’agriculture, principalement de la culture de l’olivier et de la production d’huile, jusqu’à la fin du XIXème siècle, quand le village entre dans une aire de modernité et initie un processus d’industrialisation et d’innovation avec les fabriques de chaussures. D’autres ressources apportent aussi la prospérité au village comme les mines de lignite un charbon utilisé pour le chauffage et la production d’électricité. Les habitants d’Alaró sont d’ailleurs les premiers à bénéficier de l’électricité à Majorque avec la construction de la première centrale électrique par les frères Gaspar y Josep Perelló Pol, inaugurée en 1901 avant même celle de Palma.

    Aujourd’hui de l’industrie florissante des chaussures ne subsistent que l’atelier Toni Mora et la célèbre marque Camper, la représentante incontournable de la chaussure espagnole au niveau international.

    Le village, 700 ans d’histoire à découvrir
    Une promenade dans le cœur d’Alaró, vous dévoile les traces de près de 700 ans de l’histoire du village. Commencez par la Plaza de la Villa (place principale) construite à la fin des années 30 et visitez l’Eglise de San Bartomeu, bâtie avec plus de 20.000 pierres de taille, sa façade monumentale est dépourvue d’ornements hormis l’immense porte et la belle rosace de style gothique. De la première construction du XIVème subsiste uniquement le clocher, l’église et les chapelles intérieures furent terminées en 1785 après plusieurs siècles d’édification. L’orgue fabriqué en 1754 par Pere Bosch issu d’une célèbre famille d’artisans majorquins, vous offre un concert mélodieux chaque samedi matin à 11h30, le jour du marché. Le bâtiment remarquable de la Mairie se trouve juste en face, construit à la fin du XIXème siècle dans le style du baroque civil majorquin : des arches basses, soutenues par des colonnes volumineuses et une tour haute qui domine l’ensemble. Toujours sur la place du village l’ancienne demeure « Posada de Can Xalet » (aujourd’hui un restaurant) ou le « Casal de Son Mallol » vestige d’une ancienne « possessió », vous dévoilent la Majorque seigneuriale du XVIème et XVIIIème siècle. Ensuite, perdez-vous à pied dans les petites rues sinueuses  à la découverte d’une multitude de trésors historiques ou architecturaux comme les nombreux lavoirs et fontaines présents dans tout village. Admirez « La Posada de s’Olivaret » la plus grande des maisons de la noblesse ou « La bodega de s’Olivaret » qui conserve encore les tonneaux d’origine. Ne ratez pas le « Casal de Son Vidal » ou celui de « Son Bieló » de belles constructions du XVIIème et XVIIIème . Elles abritent les vestiges exceptionnels de moulins à eau qui faisaient partie du « qanat », le réseau hydraulique souterrain construit par les musulmans pour alimenter le village en eau. Terminez par le haut du village dans le quartier « Los Damunt » bâti sur le site de l’ancien hameau arabe à l’origine du village actuel. Des maisons simples aux façades séculaires, aux arches basses en pierre ou en « marès », la pierre sableuse typique de Majorque. Une promenade idéale au coucher de soleil, pour ses vues dominantes sur le village et les collines alentours.

    A voir aussi « La Font de Ses Artigues » la source également canalisée à l’époque du qanat al-Andalus, déjà mentionnée en 1232 dans des écrits du prince, écrivain et poète Gaston de Béarn. Elle a alimenté le village pendant des siècles et son tunnel s’étend sur 60 mètres sous la montagne, cependant elle a été recouverte récemment par une voûte de pierre pour des raisons sanitaires. Les plus courageux ou les passionnés de randonnées peuvent aussi réaliser l’ascension jusqu’au Castell d’Alaró à plus de 800 mètres d’altitude, pour visiter les vestiges des fortifications et découvrir les paysages sublimes, à couper le souffle qui s’étendent jusqu’aux confins de l’île.

        • Orient :

    Orient est situé dans la partie la plus verdoyante de Majorque entre pins, chênes verts et oliviers, entre le Puig d’Alaró et la Serra de Alfàbia dans la Serra de Tramuntana, patrimoine mondial de l’humanité depuis 2011. Appartenant à la municipalité de Bunyola, loin de l’agitation des zones côtières, il est accessible par une petite route sinueuse à une demi-heure à peine de Palma.

    Le charme discret d’un village de montagne
    C’est un village intemporel et authentique que vous découvrirez en vous promenant dans le dédale de ses rues pavées où l’architecture traditionnelle des belles bâtisses met en valeur la pierre de marès extraite des carrières de l’île. L’église paroissiale de Sant Jordi, patron du village, a été construite au XVIIIº siècle sur un ancien oratoire du XIIIº siècle. Non loin d’elle, sur une petite place pavée se trouve l’ancienne école qui malheureusement est maintenant fermée. En continuant votre promenade, vous apercevrez d’anciens lavoirs publics où il est facile de s’imaginer comment la vie se déroulait avant qu’Orient ne se dépeuple petit à petit. Orient et sa campagne environnante sont idéales pour les randonneurs. Le village est le point de départ ou de passage de nombreuses excursions :
    Alaró et son château, facile, elle dure environ 4h. Il y a un refuge, Es refugi de s’Hostatgeria, où vous pouvez passer la nuit. Le tour de la Talaia de Cals Reis en partant de Es Castellot, encore plus facile, elle dure également 4h.
    La Vallée de Coanegra, d’Orient à Santa Maria del camí, d’une durée identique aux deux autres, elle est par contre un peu plus difficile mais en période de pluie, vous pourrez admirer le spectaculaire torrent del Freu. De nombreux Puigs (prononcez Poutche !) sont également accessibles à pied, Puig d’Alfàbia de 1100m, Puig de l’offre, Puig de Sa Rateta ou Puig d’es Moix. De même, Orient est incontournable pour les cyclotouristes étant l’épicentre d’un circuit de petites routes, souvent en très bon état, entre Bunyola, Sóller, Alaró et Santa María del Camí. La beauté des paysages vous laissera sans voix. Ici, Vert, marron et gris contrastent avec le bleu cristallin des zones côtières et vous comprendrez pourquoi Majorque est irrésistible sous tous les côtés !!!

        • Soller :

    Sóller et le Port de Sóller sont nichés dans une splendide vallée fertile sur la côte Nord-Ouest de Majorque à l’ombre de la Serra de Tramuntana. Sóller a traversé l’histoire de l’île, habitée depuis l’époque talayotique, occupée par les Romains et les Maures (son nom vient du mot arabe suliar qui signifie coquillage), son histoire est aussi profondément liée à la France ! Tout commence après la révolution française, quand les immigrants français décident d’organiser par voie maritime le commerce des fruits vers leur pays, outre les oranges et les citrons, les amandes, les figues et les olives sont également exportées vers la France. La clé de la relation commerciale de Sóller avec la France réside dans la rénovation du port réalisée en 1783 et la qualité de ses infrastructures comme le grand entrepôt de stockage de produits à embarquer. Les « sollerics » considèrent alors que Montpellier est une ville aussi proche et accessible que Barcelone ou Valence et le commerce maritime avec la France devient le plus important et volumineux. Car pendant des siècles Sóller a été oubliée du reste de l’île à cause de sa situation géographique enclavée dans cette vallée à l’accès extrêmement difficile. Les seules possibilités d’atteindre Palma étaient le bateau ou les chemins de montagne très dangereux du “Coll de Sóller“. C’est au XIXème siècle que l’économie de Sóller explose, grâce au développement des cultures de l’olivier et des agrumes qui lui apportent sa richesse et les noms de : Vallée des Orangers et Vallée de l’Or. Ces échanges commerciaux apportent aussi une influence croissante de la culture française, les sollerics importent des meubles, s’inspirent de l’architecture et découvrent la mode française…

    L’émigration et la vie en France
    Au milieu du XIXème siècle, un parasite frappent brutalement les arbres fruitiers de la vallée, les récoltes sont perdues et beaucoup sont ruinés ! Démunis, leur seule issue est alors d’émigrer vers l’Amérique du Sud ou évidemment vers la France. Dans le sud-est principalement bien que certains soient remontés vers le nord jusque dans les régions francophones des pays voisins : la Belgique, le Luxembourg et la Suisse. En 1887, on ne compte pas moins de 43 restaurants de sollerics à Marseille, les uns attirant les autres, un réseau commercial et familial très solide se développe alors et quand un solleric est en âge de fonder une famille, il épouse une « sollerica » même par procuration, sans la connaître ! Un vicaire, Mosén Josep Pastor, était chargé d’organiser les mariages, l’émigré lui écrivait, lui décrivait les qualités qu’il attendait de sa future épouse et le vicaire cherchait parmi les célibataires de Sóller, la jeune femme qui s’adaptait le mieux à la demande ! Lorsqu’il mourut au printemps 1940, il avait participé à la cristallisation de 1671 mariages, heureux ou malheureux, mais qui ont empêché la rupture de la relation des émigrants avec leur Sóller natal.

    Le retour au pays et développement économique
    Le commerce des fruits se rétablit progressivement jusqu’en 1921 lorsque le scientifique Albert Szent-Gyorgyi découvre les bienfaits et les pouvoirs curatifs de la vitamine C. Beaucoup de sóllerics rentrent alors sur l’île pour reprendre leur activité, dans le village on retrouve encore l’influence de ceux qui ont fait fortune au-delà des mers en observant les belles maisons cossues construites à cette époque.
    Au début du XXème siècle, les habitants de Sóller font face à l’un de ses plus grands problèmes de développement économique : son isolement géographique. Ils imaginent un système ferroviaire qui passerait sous la Tramuntana, afin de transporter rapidement et facilement leurs très appréciées oranges de Sóller jusqu’à Palma. La construction par la société Chemin de fer Sóller financée entièrement par les sollerics ambitieux, démarre en 1905 et s’achève en 1912, l’Express de las Naranjas traverse alors 13 tunnels pour accéder à la capitale. Deux ans plus tard, une ligne de tramway est inaugurée, reliant Sóller à son port elle sert principalement au transport de fruits et légumes. Modernisé depuis, sa structure est restée d’époque, aujourd’hui il véhicule les habitants, et les nombreux touristes qui visitent la région.

    L’influence des immigrants et l’héritage de la France :
    L’art Nouveau, fait de lignes sinueuses, de courbes et de formes organiques se répand en Europe entre 1890 et 1910, à Majorque on l’appelle le Modernisme. Sous l’impulsion des nouveaux riches revenus au pays, la grand-place se refait une beauté, les façades de l’église et de la banque qui la jouxte sont remaniées par Juan Rubio, un disciple de Gaudi.
    La pierre grise (ou bleue) et le fer forgé se retrouvent dans toutes les constructions, notamment les splendides hôtels particuliers décorés de dentelles de pierre. Dans cette ville encore médiévale, c’est un choc esthétique pour les anciens qui sont restés, les critiques fusent ! On reproche le style « nouveau riche » mais ce dernier s’impose finalement dans toute la ville, il est aujourd’hui un superbe témoignage de l’échange culturel fait par ces migrants d’une autre époque. Plus d’un siècle plus tard, cette histoire franco-majorquine reste très vivace dans le cœur des descendants et l’héritage français se retrouve encore dans la forme particulière du majorquin des sollerics, empreint de gallicismes curieux, un merveilleux échantillon d’histoire vivante.
    En voici quelques exemples frappants : carrotta (carotte), cocalutxa (coqueluche), dona de menatge (femme de ménage), mallot (maillot de bain), Gara (gare), lapí (lapin), petit pouá (petit pois), posta (poste), valisa (valise)…
    Soller domine la dénommée « Vallée des orangers » qui apporte de ravissantes touches de vert et orange à son paysage. Longtemps isolé du reste de l’île par les montagnes, le village a développé au XIXe siècle une communication privilégiée avec la France vers laquelle il exportait des oranges et citrons. De nombreux Sollerics partirent d’ailleurs travailler à l’Hexagone puis revinrent avec de grandes fortunes qu’ils investirent dans la construction de certains des plus beaux bâtiments modernistes qui ornent le village. Ainsi, nombreuses sont les familles franco-espagnoles à Sóller et les marques de cette fusion culturelle. Bien que pionnier sur le plan architectural, Sóller a su conserver son charme d’antan. La meilleure façon d’y accéder reste d’ailleurs son petit train en bois qui le relie à Palma depuis plus d’un siècle à travers montagnes et vallées. Le tramway qui le connecte à son Port n’est pas moins pittoresque. Après avoir arpenté ses rues pavées longées de boutiques, toutes plus mignonnes les unes que les autres, visitez l’imposante église de Sant Bartomeu, la Mairie et le Banco de Sóller avant de vous asseoir à l’une des terrasses de la Plaça Constitució, à l’ombre des orangers. Le musée d’art de Can Prunera et le Jardin botanique sont aussi à voir absolument, de même que le Port de Sóller où vous pourrez faire une agréable promenade et vous restaurer.

        • Biniaraix
        • Est situé à mi-hauteur de la vallée de Soller et au pied du Barranc de Biniaraix, canyon karstique modelé par les eaux, dont les versants sont organisés en terrasses où poussent des oliviers, des caroubiers et des amandiers. Un réseau d’anciens chemins de pierre de presque 3,5 Km dessert  l’accès aux propriétés. Biniaraix fait partie du GR221 qui passe par la vallée de Soler et qui continue en direction du refuge de Muleta puis vers le refuge de Tossals Verds.
        • Fornalutx

    Parmi les nombreux villages préservés de Majorque, Fornalutx est probablement l’un des plus beaux si ce n’est le plus beau ! En 2017, il rentre dans la liste des “plus beaux villages d’Espagne”.

    Cette liste réunit un groupe très restreint de villes et villages de toute l’Espagne, moins de 50 en font partie, et Fornalutx est le premier et le seul village récompensé aux Baléares.

    Il a également reçu la médaille d’argent de la promotion du tourisme de Majorque pour la conservation et le maintien de son architecture traditionnelle en 1983.

    C’est donc la visite d’un incontournable de l’île que nous vous proposons !

    village-majorque-tramontana

    Un emplacement de rêve au coeur de la Serra de Tramuntana
    Accroché sur les hauteurs de la vallée de Sóller, avec une vue imprenable sur les 1447 m du Puig Major, le plus haut sommet de la Serra de Tramuntana, Fornalutx est à mis-parcours du GR 221, le chemin de randonnée de la chaîne montagneuse inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2011.

    On y accède en traversant la ville de Sóller, petite route longée de maisons et parfois très étroite pour circuler en voiture ou bien par une route de montagne aux courbes étranglées qui font le délice des cyclistes. Selon votre choix vous arriverez sur la grande rue qui traverse le village sur toute sa longueur, mais à 2 endroits opposés.

    Nous vous conseillons plutôt les 5 Km de la petite route de montagne que vous trouverez en direction du Port de Sóller à la sortie de la ville (MA 2123 puis MA 2120). Il vous faudra tourner sur votre droite et laisser sur la gauche, le petit tramway continuer son chemin vers le port.

    Garez-vous dès votre entrée dans le village, même s’il existe un parking dans le centre, souvent plein, c’est la meilleure option. Ainsi, avant même de vous engouffrer dans les petites rues, vous profiterez de la splendide vue sur la Serra de Tramuntana et les champs d’Oliviers et du parfum de l’exubérante végétation des jardins environnants, somptueux vergers d’orangers, citronniers, amandiers et oliviers ; sans oublier les palmiers, bougainvilliers, figuiers de barbarie et hibiscus qui inondent les murs ocres de leurs flamboyantes couleurs. Un patrimoine historique et architectural de grand intérêt
    Fornalutx a fait partie de la municipalité de Sóller à plusieurs reprises au cours de son histoire, mais elle possède sa propre mairie depuis 1837.

    Grâce aux soins avec lesquels ses habitants préservent son patrimoine architectural, Fornalutx conserve depuis des siècles, sa beauté naturelle et le charme harmonieux des petits villages de la Serra aux rues étroites et pavées.

    Son nom provient de “fornel” qui signifie enclume ou forge et son suffixe “utx” est d’origine mozarabe (chrétiens hispaniques qui vivaient dans les territoires musulmans jusqu’à la reconquête chrétienne au XIIIº siècle) et signifie lieu.

    C’est au moment de l’arrivée de Jaume I en 1229 que l’Alquería musulmane s’est transformée en un véritable village. Parmi les édifices les plus remarquables, on retrouve l’église de la Nativitat de la Mare de Déu, située sur la plaza de España, dont les travaux ont commencé en 1230 et se sont achevés en 1639 avec la configuration qu’elle a encore aujourd’hui, dans un style gothique complété par quelques réformes baroques.

    Un ancien bâtiment du XVIe siècle, Can Carbona, est actuellement le siège de la mairie et possède une tour de défense carrée et crénelée construite au XVIIe siècle comme bastion défensif contre les attaques incessantes des pirates.

    Can Bàlitx et Can Bisbal sont deux belles bâtisses de la rue de Sant joan construites pour s’adapter aux dénivelés marqués du village.

    Les auvents de certaines maisons sont recouverts de “teules de moro” (tuiles maures en majorquin), des tuiles peintes très courantes dans la vallée qui symbolisaient la fin des travaux des maisons. Traditionnellement rouges, elles possèdent des motifs géométriques, végétaux, zoomorphes ou religieux.

    Dans le musée de Can Xoroi, vous pourrez admirer les vendredis et samedis uniquement et de 10h30 à 13h30, une jolie collection restaurée de ces tuiles.

    La casa d’Amunt, d’origine médiévale abrita jusqu’en 1881 la posada (auberge) de montcaire.

    Continuez votre balade vers les anciens lavoirs rénovés,Es Raig.

    Bien évidemment, boutiques d’artisanat local et restaurants aux menus traditionnels vous attendent !

    Au printemps 2020, suite à la pandémie du coronavirus, le seul hôtel du village qui n’a pas fermé est Sa Tanqueta.

    On espère que les 3 autres pourront rouvrir en 2021…

    Terminez cette visite sur la place principale typique des villages méditerranéens. Àl’ombre réconfortante des imposants platanes, vous pourrez vous rafraîchir dans l’un des 2 cafés de la place avant de vous rendre à pied vers Biniaraix.

    Le llogaret de Biniaraix
    Semblable à Fornalutx, il est plus petit et moins bien conservé mais ne manque pas moins de charme. Vous y admirerez le palais de Pinasar puis en descendant au milieu des vergers vers Sóller, une maison style Art Nouveau située le long du torrent.

    Nous vous conseillons 2 fantastiques excursions du GR 221 dans cette zone de la Tramuntana que vous retrouverez parmi nos articles :

    Sóller – costa d’en Flassada – mirador de ses Barques – costa d’en Nicó – Fornalutx

        • Inca

    Inca située au cœur de l’île est la capitale de la région du Raiguer et la 3ème plus grande ville de Majorque.

    Son histoire est marquée par sa riche industrie du cuir et de la chaussure qui a atteint son apogée au XXème siècle et a fait sa réputation.

    Mais la ville possède de nombreux atouts et des trésors cachés, nous vous proposons une visite guidée afin de (re)découvrir différemment son patrimoine exceptionnel et son centre historique qui abrite de nombreux commerces.

    Entre 2 visites nous vous conseillons une escale gastronomique dans l’un des nombreux restaurants ou « celler » typique pour déguster la cuisine traditionnelle majorquine.

    Le Musée de la Chaussure
    Pendant des décennies, Inca est synonyme de chaussures, le lieu unique pour connaître cette période de son histoire est le Musée de la Chaussure et de l’Industrie.

    Un musée reflet de l’histoire d’Inca (crédit visitinca)
    Considéré comme le 1er musée industriel des îles Baléares, cet espace abrite sur 2 étages, une grande exposition qui dévoile l’histoire de la chaussure en général et les processus de fabrication au cours des siècles.

    L’enceinte accueille aussi une importante collection hétéroclite d’outils traditionnels, de machines, de chaussures anciennes, de photos, de coupures publicitaires de l’époque…

    Le bâtiment où se trouve le musée vaut également le détour, il s’agit de l’ancienne caserne militaire du Général Luque construite en 1915 et entièrement restaurée.

    La caserne transformée en musée (crédit visitinca)
    L’église Santa-María Mayor
    Notre visite continue par l’église de Santa Maria Mayor de style baroque majorquin située sur la place homonyme, elle est le principal édifice religieux d’Inca.

    La date de construction de l’église originelle n’est pas connue avec exactitude, mais la 1ère référence écrite date de juillet 1256 où apparaît dans un testament une donation en sa faveur. La tour du clocher se dresse majestueusement sur la place.

    Profitez-en pour boire un verre attablés à la terrasse de l’un des cafés de la place tout en profitant de la vue sur l’église.

    Le cloître de Santo-Domingo
    Santo Domingo se compose de l’église baroque du même nom et de l’ancien couvent des Dominicains fondé en 1604.

    À l’intérieur de l’église se distingue les beaux retables de San Vicente Ferrer et de las Almas du XVIème et XVIIème siècle.

    Le couvent abrite un très joli cloître daté du XVIIIème déclaré Bien d’Intérêt Culturel, il est l’un des lieux incontournables lors de la visite d’Inca.

    L’église principale et le cloître de Santo Domingo (crédit seemallorca)
    Aujourd’hui, le bâtiment est la Bibliothèque municipale d’Inca et est un espace utilisé pour organiser des événements culturels.

    Le marché hebdomadaire d’Inca
    Nous vous conseillons de programmer votre visite à Inca le jeudi, jour du marché hebdomadaire dans une ambiance joyeuse et populaire.

    Sur les différents étals installés dans les rues de la vieille ville, des fruits et des légumes frais et parfumés, des produits typiques, de l’artisanat, des plantes et des fleurs,…

    La ville commerçante
    La Calle Mayor est l’artère commerçante principale, une rue piétonne animée qui relie la place de l’église à la place d’Espagne où se trouve l’hôtel de ville, elle accueille de nombreuses petites boutiques.

    Prolongez votre promenade shopping dans Inca en parcourant les rues du Comerç, Jaume Armengol et l’avenue du Bisbe Llompart.

    Découvrez aussi les commerces emblématiques de la ville pour leur longue histoire et leurs traditions, comme les boulangeries Casa Delante et Sant Francesc ou l’”esparteria” Ca’n Toni Blanco qui travaille l’osier et le cuir.

    Des magasins emblématiques (crédit Forn Sant Francesc et Ca’n Toni Blanco)
    Pause détente dans le Parc du Serral de Ses Monges
    Le Parc du Serral de Ses Monges est un grand parc situé dans les environs du monastère de Sant Bartomeu.

    Ses espaces verts champêtres , son verger urbain et la grande aire de pique-nique donnant sur la Serra de Tramuntana en font l’endroit idéal pour une pause détente surtout au printemps.

    Un parc et verger urbain (crédit visitinca)
    Le Monastère de Sant Bartomeu
    Après le parc, dirigez-vous vers le monastère de Sant Bartomeu, il accueille les religieuses cloîtrées de l’ordre des Jéronimas qui au XVIème siècle ont quitté définitivement le Puig de Santa Magdalena.

    C’est un petit havre de paix niché à l’intérieur d’Inca qui est devenu célèbre pour l’élaboration des “Congrets”, un gâteau sec traditionnel à base de farine, de sucre et d’œufs.

    Le Puig de Santa Magdalena
    Pour terminer votre balade dans la municipalité d’Inca, partez à la découverte du pittoresque et charmant Puig de Santa Magdalena et de son ermitage.

    Situé à 287 mètres d’altitude, il bénéficie d’une situation privilégiée au coeur de l’île et offre des vues panoramiques sur la Serra de Tramuntana, le Plá de Mallorca et les baies d’Alcúdia et de Pollença.

    Les marches du Puig de Santa Magdalena (crédit visitinca)
    Le Puig de Santa Magdalena est classé comme zone naturelle d’intérêt particulier pour sa flore et sa faune particulièrement pour les différentes espèces de chauves-souris.

    L’ermitage de Santa Magdalena de style gothique dont les origines remontent au XIIIème siècle couronne le sommet.

        • Escorca
        • Le bourg d’ Escorca est un éparpillement mal défini de maisons, qui est surtout connu comme le point de départ de la descente du torrent de Pareís. La commune d’ Escorca concentre les cimes les plus hautes de la Serra de Tramuntana. Le Puig Major est le plus haut sommet de l’île avec ses 1432 mètres, mais le sommet est une zone militaire qui abrite un radar de l’OTAN qui surveille toute la méditérannée occidentale et l’Afrique du nord.

        •  
        • Selva

    La municipalité de Selva est composée, outre le village lui-même, de Caimari, Moscari, Biniamar et Binibona, tous situés à courte distance les uns des autres. Le nom de ce village, qui parait si facile à prononcer, se prononce différemment en majorquin. Il faut dire : Sé-ou-va, le “l” se transforme en “u”.

    Pour se rendre au Monastère de Lluc, haut lieu de pèlerinage à Majorque, le chemin le plus simple consiste à traverser Selva. On peut s’y rendre également en empruntant la très belle route MA-10 (en très bon état) entre Sóller et Pollença, Un itinéraire spectaculaire qui vous fera passer par les embalses de Gorg Blau et cúber et découvrir des paysages à couper le souffle.

    Au centre de Selva sur la plaza mayor se trouve l’église de San Lorenzo. Construite au XIIIº siècle, de style gothique, 42 marches imposantes permettent d’y accéder. Incendiée en 1855, elle a subi de nombreuses réformes et reste le point culminant du village avec sa silhouette qui se dessine au loin.

    Crédits : wikipedia
    La Cruz de Valella située à l’intersection de la rue Sant Josep et de la rue Cruz était le point de départ des pèlerins vers le monastère de Lluc. C’est une pièce architecturale de style baroque et datant de 1710, très appréciée par ses habitants.

    Elle se distingue par le fait qu’elle compte autour de sa base 8 figures sculptées de différents saints, parmi lesquels Saint Georges, Sainte Barbara et Saint Laurent, qui sont d’une grande importance dans la ville.

    Les activités à Selva
    Le marché hebdomadaire tous les mercredis matins
    La feria de las hierbas : Durant 2 jours se déroulent des festivités autour des herbes et leurs usages, cosmétique, médicinal, culinaire. Les dates sont variables généralement autour de la mi-juin,. Expositions, ventes, cuisine, démonstrations animent cette foire. Le 2º jour a lieu la procession de la myrte que l’on récolte dans les environs et que l’on ramène au village au son des xeremiers.

        • Caimari

    Le village est surtout connu pour son huile d’olive et ses agrotourismes où grâce à l’hospitalité locale vous retrouverez un peu du mode de vie majorquin.

    Caimari est très similaire à Selva et Mancor de la Vall, prenez le temps de vous promener dans ses rues calmes aux maisons typiques restaurées avec goût. Et au détour d’une rue vous aurez peut-être la chance de découvrir la petite fabrique de confitures, Margalida Caimari où vous pourrez acheter des confitures faites exclusivement avec des fruits locaux. Un délice !

        • Sa Pobla

    Sa Pobla
    L’agriculture comme référence
    Sa Pobla est plus importante en termes d’habitants que ses voisines puisque c’est une localité rurale qui compte environ 12 000 résidents. Elle est devenue une véritable référence dans le monde de l’agriculture, notamment grâce à la pomme de terre.

    D’ailleurs Sa Pobla consacre une foire gastronomique à son produit phare, la pomme de terre. Celle-ci se tient généralement pendant le premier week-end de juillet. À cette occasion, les restaurants de la ville proposent une grande variété de plats traditionnels et contemporains à base de leur produit vedette.

    Les lieux d’intérêt à Sa Pobla
    La ville de Sa Pobla saura en étonner plus d’un. En effet, qui aurait pensé que cette petite localité héberge un musée d’art contemporain ? Installé dans un ancien hôtel particulier, Can Planes, ce musée s’inscrit dans les nombreux musées de Majorque et offre aux visiteurs des expositions de créations artistiques contemporaines.

    L’autre point d’intérêt de Sa Pobla est sans aucun doute, le Parc naturel de S’Albufera. Cette zone humide et protégée est l’endroit idéal pour observer les oiseaux ou simplement pour vous balader.

        • Pollença :

    Pollença fait partie de la comarque de la Serra de Tramuntana, Elle se déploie au pied des monts Puig de Pollença et Calvari.

    On retrouve des traces de sa fondation depuis la Préhistoire. Occupée successivement par les romains, les wisigoths et les musulmans, c’est au XIIIº siècle que Jaume Premier en fait la conquête.

    Une ville qui a su préserver son caractère en dépit d’une grande activité touristique
    Pollença a le charme des petits villages de montagne. Les ruelles et les escaliers s’enchevêtrent pour remonter vers les collines et offrir de magnifiques vues sur les environs.

    Il faut se perdre dans ses rues et se laisser surprendre par les nombreux trésors architecturaux qui s’y trouvent.

    L’église principale Nostra Senyora dels Angels fondée en 1236 par les Templiers sur les fondations d’un ancien temple gréco-romain, elle appartiendra par la suite à l’ordre des Chevaliers de Malte.

    L’église Nostra Senyora del Roser appartenant au Couvent Santo Domingo où repose Joan Mas, un héros local ayant repoussé l’attaque des Maures en 1550.

    Le cloître Santo Domingo, un édifice baroque commandé par les dominicains au XVIº siècle, siège de nombreuses manifestations culturelles et du musée municipal qui abrite une collection d’art gothique, d’art contemporain, un mandala bouddhiste, une salle de céramiques et une salle de Préhistoire.

    L’escalier de 365 marches, le Calvaire, qui débute au pied de « Carrer Jesús ». Bordé de cyprès il permet d’accéder à l’ermitage du Mont Calvari d’où vous pourrez admirer un splendide panorama entre mer et montagne et le « pont Roma », seul pont ayant survécu à l’occupation romaine.

    Une ville culturellement très active
    Pollença est reconnue à Majorque comme la ville des artistes et ses nombreuses galeries d’art en sont les témoins. Son marché artisanal du dimanche matin est l’un des plus prisé de l’île et il est très difficile de s’y promener en été tant la foule et la chaleur sont présentes. Mieux vaut s’y rendre tôt !

    Depuis 1962, en juillet et en août se célèbre dans le cloître de Santo Domingo, un festival de musique qui jouit d’un rayonnement international. Il réunit des artistes de la scène classique, du jazz, du flamenco et du gospel.

    Les fêtes traditionnelles de Pollença sont, parmi celle de l’île, les plus appréciées.

    À Pâques, la procession du Vendredi Saint est particulièrement riche en émotion. Dans la soirée, sont allumées des lampes à huile sur les 365 marches du Calvaire et la procession menée par des pénitents cagoulés et coiffés de chapeaux pointus (Nazaros) se met en marche avec la statue du Christ enveloppée d’un linge noir qui est ensuite portée jusqu’à l’église de Nostra Senyora dels Angels, patronne de la ville.

    La fête Dieu en juin est également très impressionnante. Deux jeunes filles vêtues de blanc symbolisant des aigles (emblème des Tisserands, qui au Moyen-Âge organisait la procession) sont parées de bijoux par les habitants et dansent devant l’autel.

    Mais s’il y a une fête qu’il ne faut pas manquer à Pollença, c’est bien celle de « Moros y Cristianos ». Elle a lieu le 2 août et raconte un épisode historique cher au cœur des Majorquins. Le 2 août 1550, l’amiral turc Dragut débarque sur les côtes majorquines et le cri de Joan Mas « Moros a terra !! » résonne pour donner l’alerte et le départ d’une spectaculaire bataille. Les Pollençins se divisent en 2 camps, les chrétiens en blanc et les maures munis de sabres en bois, et se livrent à une bataille acharnée, sans violence, mais non moins impressionnante tant leur ferveur est grande. Heureusement de nos jours tout se termine par un feu d’artifice et de grandes rasades de Mesclat, un alcool traditionnel majorquin.

    Idéalement située entre mer et montagne, Pollença et son port offrent de nombreuses activités de loisir
    La majestuosité de la Serra de Tramuntana, patrimoine mondial de l’humanité depuis 2011, est sans aucun doute, la raison majeure de la popularité de cette partie de Majorque.

    De nombreuses excursions passent par Pollença dont le fameux GR 221 ou route de la pierre sèche. Il est fortement conseillé d’aller visiter le Monastère de Puig Maria et les ruines du château « Castell del Rei », 500 m au-dessus du niveau de la mer.

    Unique port se trouvant à 6 km de la ville, Puerto Pollença est devenu le haut lieu du tourisme balnéaire haut de gamme. Ce lieu de villégiature s’étend le long de la Baie de Pollença déroulant un ruban de sable blanc avec en toile de fond les montagnes.

    Le port de plaisance de Pollença constitue un des plus grands ports de Majorque et accueille la marina Royale des îles Baléares (avec celui de Palma de Majorque).

    Depuis le Port de Pollença part un sentier menant au « Mirador d’Es Colomer » en passant par le Val de Boquer. Cette randonnée dure près de 2h.

    Il existe également de nombreuses randonnées à cheval, sans oublier toutes les activités nautiques proposées dans le port.

    Le terrain de golf de Alcanada, à quelques km de Pollença, est l’un des plus convoités de l’île. La disposition du golf est censée refléter les vagues de la mer omniprésente.

    Des restaurants et des hôtels de grande qualité
    La réputation de Pollença quant à la qualité de ses prestations hôtelières et gastronomiques est largement méritée.

    Vous trouverez de nombreux agrotourismes, dans la ville, le port ou plus isolés dans la montagne ou au bord de la mer.

    L’hôtellerie de luxe possède un de ses plus beaux fleurons avec Son Brull, une « finca » du XVIIIº siècle située à l’entrée de la ville. Plus modeste mais non moins charmante, la Posada de Lluc, une maison du XVº siècle ou un des plus anciens hôtels de l’île, ouvert en 1912, l’hôtel Miramar sur le port.

    En ce qui concerne la gastronomie, tout est possible, du modeste et délicieux Pamboli au repas de gourmet.

    Les alentours de Pollença à ne pas manquer
    Le cap de Formentor, pointe extrême nord de l’île, le cap de Pinar, Alcúdia et son port sont des visites obligatoires.

    Dans la ville médiévale d’Alcúdia, vous pourrez visiter, entre autres, l’église de Sant Jaume et un théâtre romain creusé dans la roche.

    Bien qu’il ne reste que quelques murs de fondation de la Casa de la Portella, Pollentia demeure le premier site de vestiges romains de Majorque et possède un musée monographique.

    Le parc naturel de S´Albufera irrigué par les torrents de Muro et Sant Miquel, est parcouru de marécages et de canaux naturels ou artificiels . La lagune (Albufera) est plantée de roseaux, tandis que les dunes sont recouvertes de pinèdes, de genévriers, de plusieurs sortes d’orchidées et de quelques espèces endémiques. C’est aussi une zone de passage des oiseaux migrateurs en route vers l’Afrique.

    Plus retiré dans les terres au cœur de la forêt, le monastère de Lluc vaut lui le détour, de plus, la route qui y conduit depuis Pollença est en parfaite condition et vous plongera au cœur d’un paysage montagneux inattendu.

    La côte Nord aux alentours de Pollença offre de nombreuses « Calas » abritées du vent qui souffle souvent : Cala Sant Vicenç, Cala Murta, Cala Formentor (la plus connue), plus loin Sa Calobra aux falaises impressionnantes.

    En Été comme en hiver, le charme de Pollença et de son port est indéniable et vous n’y résisterez pas !

    Calvia
    Calvia
    Calvia église St-Jean
    Calvia église St-Jean
    Calvia le Galatzo
    Torre de cap Andritxol
    Castello de Santa Ponça
    Andraxt
    andraxt
    andraxt
    Galilea
    Galilea
    Galilea
    Galilea
    Ses Salines
    Ses Salines
    Estallencs
    Estallencs
    Estallencs
    Estallencs
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    Esporles
    Esporles
    Esporles
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    Sa Granja
    Sa Granja
    Sa Granja
    Sa Granja
    Sa Granja
    Sa Granja
    Sa Granja
    Sa Granja
    Sa Granja
    Banyabulfar
    Banyabulfar
    Banyabulfar
    Banyabulfar
    Banyabulfar
    Bunyola
    Bunyola
    Bunyola
    Bunyola
    Bunyola
    Bunyola
    Bunyola
    Santa Maria de Cami
    Santa Maria de Cami
    Santa Maria de Cami
    Santa Maria de Cami
    Consell
    Consell
    Valdemossa
    Valdemossa
    Valdemossa
    Valdemossa
    Valdemossa
    Deia
    Ses Salines
    Alaro
    Alaro
    Alaro
    Inca
    Inca
    Inca
    Inca
    Selva
    Sa Pobla
    Sa Pobla
    Pollença
    Pollença
    Pollença
    Pollença
    Colonia San Jordi

    Les calas

    • Santa Ponça
    • Peguera
    • Camp de Mar
    • Port Andraxt
    • Sant Elm
    • Port d’Es Canonge
    • Port de Valdemossa
    • La Foradada
    • Port de Soller
    • Cala Tuent
    • Sa Calobra
    • Cala Saint Vincent
    • Cala Boquer
    • Port de Pollença
    • Cala Formentor

    Les sommets

    La chaîne de montagne serra de Tramuntana (nom officiel en catalan ; également sierra de Tramontana en castillan) est le principal massif montagneux de l’île de Majorque. Son nom fait directement référence à la tramontane, le vent du nord présent dans le massif et soufflant depuis le continent (depuis la France entre le Massif central et les Pyrénées). C’est un massif essentiellement constitué de moyennes montagnes et de collines côtières qui plongent vers la mer en hautes falaises très découpées. Le point culminant du massif, le Puig Major, culmine à 1 445 mètres d’altitude à l’ouest de l’île ; c’est le plus haut sommet de Majorque ainsi que des îles Baléares. Vient ensuite le Puig de Massanella (1 365 m) puis le Puig de Galatzó (es) avec 1 027 m. Ce massif possède d’abondantes zones karstiques avec des grottes, des gouffres s’enfonçant sous le niveau de la mer (l’un des plus célèbres est le Cova de sa Bell profond de −305 m). On y a découvert l’un des gouffres les plus profonds d’Europe, dans le voisinage de Puig Tomir . S’y trouvent de même de profonds canyons, le plus connu pour sa difficulté élevée étant Sa Fosca; il débute au réservoir de Gorg Blau, vers le Torrent de Lluc, avec des parois verticales montant jusqu’à 700 m. Les principaux sommets de la serra Tramuntana :
      1. Puig Major (1 445 m) et Penyal des Migdia (1 386 m) ;
      2. Puig de Massanella (1 365 m) ;
      3. Puig Tomir (1 103 m) ;
      4. Puig de l’Ofre (ca) (1 090 m) ;
      5. Serra d’Alfàbia (ca) (1 069 m) ;
      6. Puig del Teix (ca) (1 064 m) ;
      7. Puig dels Tossals Verds (ca) (1 028 m) ;
      8. Puig de Galatzó (1 025 m) ;
      9. Cornadors (ca) (1 014 m) ;
      10. Puig Roig (ca) (1 003 m).
      11. Grâce à la tramontane, déchargée de son humidité par les dépressions venues de l’océan Atlantique, mais soufflant avec force à la surface des eaux chaudes du golfe du Lion pour repousser vers le sud-est l’humidité évaporée, les précipitations ne sont pas rares dans le massif qui est régulièrement enneigé en hiver, et alimente ainsi un réseau important de rivières permettant les cultures dans la zone de plaine de Majorque. Le climat y est donc nettement moins aride que dans les plaines continentales espagnoles.
    La serra de Tramuntana abrite le sentier de grande randonnée majorquin GR 221 ou « Route de pierre sèche » (Ruta de pedra en sec)1, entre Port d’Andratx et Pollença. Le GR 2222, deuxième sentier de l’île en cours de balisage, y passe en partie, puisqu’il se termine au monastère de Lluc, au nord-est du massif. Le GR 221 et le GR 222 se croisent près du monastère de Lluc, en contrebas du refuge de Son Amer. Le saviez-vous ? 
          • Le mot karstique fait référence à une structure géologique issue d’une érosion hydrochimique de tout relief soluble
          • Le site de Serra de Tramuntana abrite l’un des gouffres les plus profonds de l’Europe
          • En castillan, le mot « puig » signifie pic ou encore sommet.
    Cala En Turgores
    Valgonera

    Les phares

  • Phare de Cala Figuera : Le phare de cala Figuera est un phare situé à l’extrémité ouest de la Baie de Palma, proche de l’île de El Toro.
  • Phare de Île El Toro​ :
  • Phare de Sa Mola​ : Le phare de Sa Mola est un phare situé sur la péninsule de Sa Mola qui domine l’entrée du port d’Andratx.
  • Phare de Cap Gros :Le phare de Cap Gros est situé sur le promontoire à l’entrée ouest du port de Soller. Il fait face au phare de Punta de Sa Creu sur le promontoire est.
  • Phare de Punta de Sa Creu​ : Le phare de Punta de Sa Creu est un phare situé sur le promontoire à l’est de l’entrée du port de Soller. Il fait face au phare de Cabo Gros se trouvant sur le promontoire ouest.
  • Phare de Formentor : Le fameux phare de Cap Formentor est l’incontournable phare de l’île. Situé sur la péninsule du même nom qui met fin à la Serra de Tramuntana.
  • Phare de Punta de l’Avançada​ : Il est situé sur Punta de l’Avançada, un promontoire à 5 km du port de Pollença.
  • La réserve de la Dragonera

    Sa Dragonera est une île de l’archipel des îles Baléares en Espagne située à l’ouest de l’île de Majorque. Faisant partie de la municipalité de Sant Elm dans la commune d’Andratx, l’île constitue dans sa globalité le parc naturel de Sa Dragonera depuis 1995.

    Elle est séparée de Majorque par un canal d’environ 300 m de largeur. Elle possède un relief particulièrement escarpé et irrégulier, avec un sommet à 360 m, le pic Popi.

    Son accès est strictement réglementé et seul le tourisme de randonnée et d’observation de la flore et de la faune est autorisé.

    Phare de n'Ensiola

    Les châteaux et églises

    Le

    Les grottes

    Toute la côte de Majorque est parsemée de tours de garde, ces anciennes tours de défense ont été construites contre les attaques de pirates qui sévissaient souvent sur la côte majorquine.

    Tour de Estalella
    Tour de Sa Rapita
    Tour de Sa Rapita
    Phare de n'Ensiola

    Les tours de garde

    Le